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 Le grand saut . [ ambre ]

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MessageSujet: Le grand saut . [ ambre ]   Jeu 22 Mai - 12:17



AMBRE LEGER

L’espoir fait vivre.
Ce qui veut dire que le désespoir tue.


prénom et nom Ambre Leger âge de décès vingt ans moins trois jours. date du dernier souffle 22 mai 2014 à l'aurore, la première lueur du soleil et la dernière pour moi. lieu(x) de vie Paris, France. attirance d'âmes J'aimerais inventer quelques mots compliqués pour décrire ce qui fait battre mon coeur, enfin... disons que c'est abstrait maintenant comme idée, puisque je suis mort, mais je dirais simplement que j'aime les hommes. coeur mort J'étais seul, et je n'ai laissé derrière moi que ma mère et mon père. Était-ce égoïste de leur enlever leur unique enfant ? occupation fantomatique Charmeur de plantes. J'ai toujours rêvé, alors que je vivais en ville, de fuir en forêt, de respirer de l'air frais et l'odeur des fleurs. Je faisais grandir, dans mon petit appartement d'étudiant, des plantes et des fleurs. J'espère que ma mère s'en occupera, après ma mort. Quelque part, ça me fait peur qu'elles meurent, dans cet appartement trop vide de Paris. cause de la mort Je croyais avoir vu tout ce que la vie avait à m'offrir, je me suis dit que, peut-être, la mort m'offrirait autre chose. J'avais perdu espoir, à voir chaque jour les gens toujours différents courir après ceci ou cela, après la vie contre la mort, la vie m'a fatigué, et je me suis jeté du haut d'un pont.

pseudo/prénom Kkx / CA âge 19 ans boussole Pays où il fait trop froid, sauf pour les caribous. avatar Ethan James cadavre exquis ehm... glande de bartholin.


“Quel est le sens de la vie ?”

Je crois, pour tout avouer, que ce monde n'était pas fait pour moi. Toute ma vie j'ai rêvé d'un pays où il ne fasse pas tristesse et où le quotidien ne serait pas toujours une course désespérée vers dieu sait quoi. J'ai toujours détesté courir, je suis de ces gens qui veulent à tous les pas s'arrêter pour regarder autour, admirer ceci ou cela. Je suis quelqu'un de lent, au fond, et je n'en ai pas vraiment honte. Est-ce si mal de vouloir prendre son temps, au milieu des gens qui courent ? Qui sait, peut-être aurais-je dû courir, moi aussi ? Je serais en vie, mais malheureux. Ça revient au même, non ?
Parfois, le matin, je n'avais pas envie de me lever et je restais tout simplement au lit, pour sécher les cours. Paresseux, vous me direz, c'est ce qu'on disait de moi en tout cas, à l'école. On me disait démotivé, perdu. Je dois l'avouer, ça c'était un peu vrai. J'avais pas l'envie de me lever pour aller faire des choses qui m'ennuyaient de toute manière. Me lever pourquoi ? Pour faire comme les autres ? Dans ma fac de merde voir des gens qui me méprisent des yeux juste parce qu'ils comprennent rien de moi ? Plutôt que de courir avec les autres, moi je restais chez moi.
J'vous jure j'étais pas dépressif. J'étais pas triste, je me sentais juste las. Comme si la vie avait rien de mieux à m'offrir. J'ai cherché, c'est pas un mensonge, j'me suis demandé ce que je pourrais bien faire. Mais j'en sais rien, tout m'fatiguais. J'me demande si la réponse était sur google, j'aurais dû faire une recherche. Quel est le sens de la vie ? J'me demande ce qu'il m'aurait répondu, google. Tiens c'est amusant ça. Moi j'ai jamais été celui qui fait rire les autres pourtant. J'ai jamais été un garçon amusant, du moins pas pour les autres en tout cas. J'ai la personnalité d'un vieux chat, j'ai pas envie de jouer avec toi, j'veux juste dormir sur tes genoux. Et manger tes plantes, accessoirement.
Je sais pas d'où elle me vient, cette passion avec les plantes et les fleurs. Est-ce que je peux vraiment dire passion ? Je ne suis pas une personne qui colle au mot passion, la passion c'est si vif, si brûlant. Moi je suis froid, c'est dommage qu'on m'a dit un jour. Peu importe, du plus loin que je me souvienne j'aimais déjà le vert des arbres et l'odeur des fleurs, peut-être parce que c'était différent de ce que je connaissais. Peut-être parce que ça me donnait un monde plus proche de celui dans lequel j'aurais aimé vivre. Quelque chose de plus vert, de plus lent. Paris, c'est gris. C'est triste, le gris.
J'ai l'air d'une personne triste, hein ? Pourtant j'ai jamais pu me voir ainsi. Peut-être suis-je aveugle. On ne se voit jamais comme on est vraiment, à ce qu'on dit. Vous savez, j'aime rire aussi. Je ne suis pas volontairement triste aux yeux des autres, je ne veux pas que l'on pleure sur moi. C'est juste que je suis comme ça. Pour moi une journée  à fumer seul au milieu des plantes de mon appartement, c'était une belle journée. J'ai jamais aimé attirer l'attention sur moi, j'ai toujours apprécié la solitude. C'est peut-être pour ça que je suis mort seul. C'est peut-être pour ça que je suis mort point ?




Dernière édition par Ambre Leger le Ven 23 Mai - 15:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le grand saut . [ ambre ]   Jeu 22 Mai - 12:18


LA MORT

J'ai vécu sans jamais rien comprendre.
Je suis mort de la même manière.
Sans explication.





“Peut-être étais-je destiné à me donner la mort ?”

Pourtant j'aurais jamais cru qu'un jour je me suiciderais. Enfant, j'étais plutôt calme, celui qui ne parle jamais en classe, qui ne se fait pas remarquer. Des notes moyennes, pas vraiment de talent sans être idiot pour autant. Pas de passion, pas de particularité, si ce n'est que justement je n'en avais pas. Le gamin qui reste seul à contempler les nuages, durant les pauses, étendu dans l'herbe. J'ai eu des amis, sans jamais vraiment les connaître, sans qu'ils sachent quoi que ce soit sur moi eux non plus. J'étais déjà, à l'époque, un fantôme. Aujourd'hui je m'en rend compte.
Je puais la banalité malgré tout. Mes parents, bien que séparés, n'étaient pas en mauvais terme. J'ai vécu longtemps avec ma mère, qui était une femme généreuse, patiente, mais aveugle. Pas littéralement, mais de manière abstraite. Elle était aveugle, car elle ne voyait que ce qu'elle voulait bien voir. J'allais chez mon père parfois les weekends, mais je me sentais comme un étranger chez lui. Ce n'était pas sa faute, mais c'était comme ça.
Mon père vivait dans la ville voisine et ma mère en banlieue. Après le lycée, je suis donc parti vivre au centre-ville, dans mon propre appartement pour être plus près de ma fac. C'était une raison banale, j'avais au fond simplement envie d'avoir un endroit à moi. C'était un studio tellement petit, et pourtant je m'y sentais chez moi comme jamais ailleurs. Mon lit contre l'unique fenêtre, celle-ci immense et laissant entrer tant de lumière dans cette pièce minuscule. Des plantes, parfois vertes parfois colorées de fleurs, partout autour. Sur les rares meubles, par terre, contre le rebord de la fenêtre. J'avais l'impression qu'elles m'aidaient à trouver mon souffle quand je rentrais.
Ma vie était banale, je n'aimais pas vraiment les cours que je suivais, comme tous les gosses dans ce pays quoi. J'avais pas de boulot, vivant de l'aide financière des prêts étudiants et de celle de mes parents. J'étais comme tous les adolescents, parfois même je me suis laissé entraîner par des gens de ma classe, pour sortir, boire un peu et rencontrer des inconnus. Mais dans quel but ? Ma vie banale me dégoûta trop vite, me fatiguant. C'était lassant de se lever tous les matins pour faire les mêmes chose ennuyantes. Je ne laissais rien paraître, car au fond j'avais toujours été comme ça, mais peu à peu je me lassais de vivre.
C'est ce qui est amusant, quand personne ne connaît vraiment vos pensées, ni même vous. J'étais si neutre, si calme de nature, qu'on ne remarqua pas mon absence plus fréquente en cours. Ma mère ne se posait pas de questions, car je lui disais que tout allait bien. J'étais convainquant, car convaincu. Je ne pensais pas que j'allais mal, après tout, j'avais toujours été comme ça. Peut-être avais-je hérité des yeux de ma mère, pour ne voir que ce que je voulais bien voir. Pourtant, même aujourd'hui je n'ai pas le sentiment d'être triste. Je suis comme ça, c'est tout. Peut-être qu'au fond, j'étais destiné à mourir ainsi.



“Mais juste une demi-seconde avant l'Impact, j'ai hésité.”

C'était une journée comme les autres, en semaine. J'ai préparé mon sac pour les cours, y enfonçant mon classeur et mes crayons, comme trop souvent j'ai oublié mon portable sur la table de nuit et je suis parti. J'ai pris le métro, sans réfléchir, automate comme tous les autres. Je connaissais le chemin par coeur pour aller à ma fac, mais j'ai quand même levé les yeux sur la carte du métro. Je ne me souviens plus de mes pensées à cet instant, je crois que je n'en avais pas. Je suis simplement entré quand les portes se sont ouvertes, restant debout entre des inconnus tous le regard baissé et j'ai passé l'arrêt de ma fac.
Je me suis retrouvé dans un bus, dans un autre et encore un autre, puis sans vraiment m'en rendre compte j'avais quitté Paris. J'étais porté par un vent inconnu qui me rendait léger. Une fois je ne sais où, je suis sorti. Je ne connaissais pas cet endroit, mais le bus duquel je sortais était presque vide maintenant. C'était si différent de la ville, aux alentours il n'y avait presque rien, sauf des arbres. Combien de temps avais-je voyagé pour me retrouver ici ? Deux heures, sûrement, je ne sais pas, je ne sais plus.
Le bus venait de passer sur un pont, et l'arrêt était juste après. Il s'était arrêté, miraculeusement, pour prendre à son bord un vieil homme. Dites, monsieur, pourquoi êtes-vous monté dans ce bus à cet instant ? Si ce vieillard n'avait pas été là, peut-être serais-je encore en vie. Mais je suis sorti à cet arrêt. J'avais assez voyagé.
Le bus s'était éloigné et j'ai écouté le silence de la route vide ainsi que le bruit du vent dans les arbres. C'était agréable. Mes pas légers me menèrent jusqu'au bord du pont que nous venions de traverser et contre la rambarde j'ai regardé en bas, au loin, la petite rivière qui coulait. C'était haut, et je me suis demandé si la chute me tuerait. Cette pensée était la première que  j'avais depuis mon départ de la maison. Je n'avais jamais vraiment pensé au suicide, mais à l'instant c'était la seule idée qui emplissait ma tête.

Je n'ai pas hésité. Je n'ai même pas fermé les yeux.
Léger, j'ai sauté.


Dernière édition par Ambre Leger le Ven 23 Mai - 15:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le grand saut . [ ambre ]   Jeu 22 Mai - 12:20

oh bordel glande de bartholin, t'es folle.  Arrow
j'suis heureuse de te voir ici, en tout cas. I love you
bonne chance pour la suite de ta fiche, moche.  
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MessageSujet: Re: Le grand saut . [ ambre ]   Jeu 22 Mai - 16:17

ohmondieu, ethan
ce choix sublime, quoi I love you
bienvenue ici et j'ai hâte de voir la suite


TOI, SANGLANT
il y a ton sang dégoulinant de moi. le nectar obscur de ton être, le dernier souffle de ton corps ; et je prends tout, sans la moindre gêne. j'arrache ta beauté à coup de couteau, à coup de dents pour la donner à la princesse. à la plus belle.  
© ZIGGY STARDUST.
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MessageSujet: Re: Le grand saut . [ ambre ]   Jeu 22 Mai - 18:39

oh c'est pas permis un si beau pseudo, ça donne envie de voler !
bienvenuuuue   
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MessageSujet: Re: Le grand saut . [ ambre ]   Ven 23 Mai - 10:08

Merci merci ! *^*   
J'ai pas tant de mérite avec un si joli pseudo, c'est à moitié Tristée qui l'a choisi.   
J'ai terminé la première partie de ma fiche et... je réalise que quand j'écris à la première personne je suis carrément dépressive   du coup mon personnage a l'air juste tellement triste D:
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MessageSujet: Re: Le grand saut . [ ambre ]   Ven 23 Mai - 16:19


moh, je l'aime ce petit. il est beau, tout léger et banal comme il peut être. j'aime le fait qu'il soit mort hier, ça donne plein de possibilités I love you j'viendrais certainement chercher un lien avec sid

Ce n'est pas le paradis, non, et encore moins l'enfer qui t'accueille à bras ouvert. C'est l'entre-monde, lieu étrange et pourtant brillant, qui t'attend. Tu as ta place ici, maintenant. n'oublie pas de trouver ta demeure et de l'indiquer à tous ici ainsi que de noter l'occupation de ton personnage ici pour que tous soient informés




enfouis sous les draps.
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