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 La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même

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MessageSujet: La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même   Dim 25 Mai - 22:16



Rory MacLachlan

j'ai le coeur brisé d'avoir si peu aimé.

prénom et nom Rory MacLachlan âge de décès 22 ans date du dernier souffle Dans la nuit du 13 au 14 mars 2008 lieu(x) de vie Londres et sa banlieue attirance d'âmes Il a toujours préféré les filles coeur mort Son cœur n'a jamais battu à tout rompre pour une jeune demoiselle. Nop. Il a parfois été entiché mais la passion n'a jamais étreint son cœur. Peut-être est-ce par peur, ou peut-être était-il encore trop jeune, personne ne l'a jamais su. Il n'était pas célibataire quand il a quitté le monde des vivants. occupation fantomatique écrire des poèmes, des chansons... N'importe quoi mais écrire. Chaque émotion un peu trop forte, il la rejette sur du papier. Ça le libère. cause de la mort Accident de moto suite à une crise de panique. Il est monté sur sa bécane alors qu'il était en larmes et à bout de nerfs. Il s'est vautré dans un tournant et son corps a roulé, roulé, roulé... Quand il a enfin arrêté de rouler, il a glissé. Des spasmes ont secoué son corps, quelques instants et puis, il a cessé de souffrir.

pseudo/prénom VerteFeuille âge 19 ans boussole Bazzart avatar Evan Peters cadavre exquis Gnh ?


“En attendant, essayons de converser sans nous exalter, puisque nous sommes incapables de nous taire.”

Rory. Un prénom qui ne sonne pas comme celui d'un homme, un prénom d'enfant. Ce prénom, il ne lui va que trop bien. Personne ne l'a jamais vu comme un homme. Rory c'est un gamin, un gamin que l'on protège, lui et ses boucles blondes.

Rory. La douceur personnifiée. La peur de blesser ceux qu'il approche. La peur aussi d'être blessé. Il sait que le monde est bien plus fragile qu'il n'y paraît. Il sait les failles sous les sourires des gens. Alors il ne s'approche pas trop. Rory il a l'impression de ressentir la tristesse de tout le monde, et ça l'oppresse.

L'oppression. Cette violence qui enserre son cœur quand il marche dans la rue. Ne vous méprenez pas, il n'est pas paranoïaque ni psychopathe. Non, Rory il panique. Son cœur se met à battre trop fort, trop vite. Sa gorge se serre, il étouffe. Il se détache de lui-même, il quitte son corps. Il ne sait pas comment ça vient, ni comment ça repart d'ailleurs. Plusieurs personnes, des médecins même, ont essayé de l'aider. Il a été sous traitement, bourré de cachets. Mais c'est toujours revenu. A chaque fois, il n'a qu'une envie, celle de s'enfuir. Il s'enferme seul, il attend que ça passe. Son corps roulé en boule, il pleure son angoisse. Et quand il revient, un doux sourire souligne à nouveau son visage.

Sourire doux. Encore la douceur. Toujours. Un cercle sans fin, cycle perpétuel. De plus en plus rapide. Toute sa vie va trop vite, ça lui fait peur. Il passe du rire aux larmes en deux minutes et il a l'impression d'être fou. Il s'accroche à ceux qui sont stables autour de lui, avec cet air désolé de ceux qui ont peur de déranger. Et il a peur de faire mal. Il ne voulait pas faire souffrir sa mère, son père. Il voulait pas qu'elle pleure.




Dernière édition par Rory MacLachlan le Lun 26 Mai - 12:44, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même   Dim 25 Mai - 22:16


LA MORT

Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort et les morts qui mériteraient la vie.


Bruit de moteur. Le petit blond qu'est Rory vient de sortir d'un immeuble. Il était chez sa petite-amie. Elle a pété les plombs, elle lui a hurlé dessus et il n'a pas supporté. Il ne supporte pas ça, les accès de colère. Pour lui, ce n'est que l'éclat d'une rage, d'une méchanceté propre à la nature de l'Homme. Alors il s'en va. Elle, elle est encore dans son appartement, elle crie par la fenêtre qu'elle est désolée et qu'elle veut qu'il revienne. Mais il est trop tard. Son casque sur la tête, Rory enfourche sa moto. Et il part.

Bruit de moteur. Rory file le long de la route. Il craque. Ses yeux s'embuent. Il s'en veut de réagir de la sorte à une simple dispute de couple, mais plus il s'en veut, plus il angoisse. Le vent s'écrase contre son corps alors qu'il cherche à aller plus vite. Il ne peut pas s'arrêter, il n'est plus guidé que par son envie d'être chez lui. Chez lui, dans sa chambre. Pour récupérer de l'air, il entrouvre la visière de son casque. C'est plus qu'il n'en faut pour faire couler ses larmes, alors il referme. Ses doigts crispés sur le poignées tremblent comme jamais.

Un virage à gauche. Rory tourne brutalement, nerveusement. Et sa moto ne tient pas la route, elle glisse. Lui, il n'arrive pas à la redresser, il n'arrive pas à mettre les mains par terre pour se rattraper, il n'arrive même pas à crier. Son genou craque quand il heurte le bitume humide. La moto file plus vite que lui, elle roule encore à moitié. Lui aussi, il roule. Il roule comme une poupée désarticulée. Son corps se tord dans des positions impossibles, dans des bruits de craquement d'os immondes. Sa tête frappe le sol régulièrement, chaque impact résonnant de plus en plus dans son casque. Il garde les yeux ouverts. Même s'il ne se rend pas encore compte de ce qui est en train de se passer, il voit. Il voit le ciel, l'asphalte, le ciel, encore l'asphalte... Quand son corps arrête de rouler, il est sur le ventre et il glisse encore sur quelques centimètres.

Respiration étouffée. La bouche ouverte du petit blond essaie d'aspirer l'air encore présent dans son casque. Elle ne fait que cracher du sang. Il le voit, il le sent passer dans sa gorge. Le goût de son liquide vital est la seul chose dont il a conscience. Son cœur bat comme un petit oiseau affolé, tellement vite qu'il n'a plus de rythme régulier. Quelques larmes sèchent sur ses joues. Rory ne sent pas la douleur de ses os brisés. Son dos a sûrement trop amorti pour qu'il puisse encore sentir quelque chose. Il n'arrive pas à bouger. Ses doigts cherchent à attraper des choses qui n'existent pas, il brasse l'air qu'il ne peut plus inspirer. La seule douleur qu'il ressent se cache au fond de sa poitrine. Il tousse, crachant toujours plus de sang. Son corps est secoué de quelques spasmes, très légers, comme la dernière lueur d'un instinct de survie. Et enfin, le calme. Ses doigts cessent de se crisper autour du vide, le bruit saccadé de sa respiration inexistante se tait enfin. Seule sa moto émet encore un son, le son du moteur à l'arrêt, attendant que son propriétaire la récupère. Bruit de moteur.

Sirène. Les pompiers sont finalement arrivés. Il est trop tard. Ils ne sont là que pour ramasser le corps brisé qui gît sur le côté de la route. Une voiture est passée par là et c'est une petite fille qui a vu « le monsieur qui dort ». Avec délicatesse, on ramasse son corps. On lui enlève son casque en espérant ne rien découvrir de trop dégueulasse. Mais il n'y a à l'intérieur qu'un visage empourpré de sang à demi sec. L'enfant a les yeux clos et l'expression horrifiée qu'il avait pu avoir a disparu. Le visage du cadavre a l'air paisible, bien que maculé de sa propre hémoglobine. Il faut le ramener à l'hôpital, il faut qu'il soit identifié. Il n'a pas ses papiers sur lui. Alors on le charge dans l'ambulance. Tout le monde a le regard vide, ils ne pensaient pas qu'il serait déjà mort. Ils pensaient pouvoir sauver un jeune homme, ils n'ont fait que ramasser un corps sans vie et ils n'aiment pas ça. A quoi servent-ils si la personne est déjà morte ?

Un cri. Un cri qu'il n'entend pas et n'entendra jamais. Quelqu'un a nettoyé son visage aussi bien qu'il a pu. Tout le sang a quitté sa peau et il est étendu sous un drap blanc. On pourrait presque penser qu'il dort. Le policier a relevé le drap et ses parents ont vu. Ils ont vu leur fils unique, l'être le plus cher à leurs yeux. Ils l'ont vu mort, ils n'ont pas voulu dire que c'était lui, ce n'était pas possible. Rory, il était prudent, il ne serait pas tombé comme ça. Non, il faisait tout pour les rendre heureux, il n'aurait pas pu les laisser. Il allait forcément revenir à la maison, ce soir ou demain. Il allait sourire, chantonner ou même faire la cuisine. Il repasserait la porte, beau et joyeux. Ce n'est pas possible. Rory ce n'est qu'un enfant, un tout petit gamin... Martha supplie son mari et toutes les autres personnes présentes de lui dire qu'elle est en plein cauchemar. Elle se jette sur son fils pour lui implorer de se réveiller. Avec son accent irlandais qu'il aimait tant. Elle caresse son visage, recoiffe tendrement ses cheveux. Elle pleure, sa mère.


Dernière édition par Rory MacLachlan le Lun 26 Mai - 13:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même   Lun 26 Mai - 1:44

oh il est beau, et pas seulement de visage I love you
j'ai hâte de lire la suite



enfouis sous les draps.
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MessageSujet: Re: La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même   Lun 26 Mai - 6:22

Bienvenue =D
Bonne rédaction de ta fiche   
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MessageSujet: Re: La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même   Lun 26 Mai - 12:46

Merci   
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MessageSujet: Re: La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même   Lun 26 Mai - 13:09

Rory, ça lui va bien ce prénom, c'est vrai  
Bienvenue et il a déjà l'air tout mignon ton petit  I love you


ET TROP BIEN LE TITRE DE TA FICHE VOILA JE NE RÉPONDS PLUS DE OIM.    
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MessageSujet: Re: La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même   Lun 26 Mai - 13:45

TEAM HERMIONE o/ (merci   )
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MessageSujet: Re: La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même   Lun 26 Mai - 22:55


mondieu, mais quelle cruauté d'écrire sa mort avec tant de détails, surtout vu le bisounours qu'il pouvait bien être :please: il est beau, ton rory. on a envie de l'avoir en peluche et de lui faire des câlins à temps plein I love you

Ce n'est pas le paradis, non, et encore moins l'enfer qui t'accueille à bras ouvert. C'est l'entre-monde, lieu étrange et pourtant brillant, qui t'attend. Tu as ta place ici, maintenant. n'oublie pas de trouver ta demeure et de l'indiquer à tous ici ainsi que de noter l'occupation de ton personnage ici pour que tous soient informés




enfouis sous les draps.
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MessageSujet: Re: La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même   Lun 26 Mai - 23:50

Merci ♥ Je veux bien qu'il soit peluche professionnelle o/
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MessageSujet: Re: La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même   

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