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 Je suis né par curiosité. [Sid & Rory]

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MessageSujet: Je suis né par curiosité. [Sid & Rory]   Mar 10 Juin - 14:46

Le sable, l'eau claire qui le caresse dans un rythme calme et régulier. L'odeur de la mer. La brise qui vient rafraîchir son visage. C'est beau, comme endroit. Le jeune homme ne vient pas souvent par ici. Il ne savait pas à quel point c'était un endroit apaisant. Il faudra qu'il revienne pour écrire. Mais pour l'instant, Rory est un peu perdu. Cela fait un moment qu'il tourne en rond. Peut-être quelques heures. Ou quelques minutes ? A vrai dire, il n'a plus vraiment la notion du temps depuis qu'il est mort. Ce qu'il sait bien par contre, c'est qu'il est perdu. Il arpente cette plage qui semble ne jamais finir et il ne voit toujours rien d'autre que du sable. L'affiche donnait pourtant une indication claire...

L'affiche. Qu'est-ce qu'il en a fait, d'ailleurs ? Il s'arrête. Il cherche dans les poches de son pantalon et puis il se souvient. Il l'a glissée dans le petit carnet pour ne pas la perdre. Ce petit livre, ça fait un petit bout de temps qu'il l'a trouvé. Son propriétaire a du le chercher pendant longtemps... Le petit blond glisse ses doigts encore une fois sur la reliure. Elle est un peu usée, cela donne un charme fou à l'objet. Il l'ouvre. L'écriture qui noircit les pages se montre encore à lui. Les mots, il les a lus. Tous. Il ne voulait pas, au début. Il voulait simplement retrouver à qui appartenait ce carnet. Et puis il a été séduit. Il a tout dévoré, tout lu d'une traite, sans s'arrêter. C'était un peu naïf, ça parlait d'amour. Il en aurait presque eu les larmes aux yeux. Certes, c'était une réaction éxagérée, mais cela lui arrivait souvent, il n'y prêtait plus attention. Quoi qu'il en soit, il avait lu et relu ces pages jusqu'à les connaître par coeur.

Comme à chaque fois, les mots le touchent. Il pourrait réciter chaque mot sans se tromper, mais ce n'est pas la même chose qu'en voyant les courbes dessinées sur le papier. La même que sur l'affiche expliquant qu'une personne avait égaré son journal. Même si c'est à contre-coeur qu'il va le ramener à qui de droit, il faut bien le faire. Mais comprenez, il n'a pas l'habitude de tomber sur un ouvrage qu'il a déjà lu, alors il le parcourt encore une fois. Et enfin, il la voit. La maison décrite sur la petite affiche. Il ne sait pas pourquoi mais il sent son coeur se serrer. Rencontrer des inconnus, ce n'est pas quelque chose qui l'enchante vraiment. Il s'approche quand même. C'est joli, comme maison. Ca n'a pas l'air très solide mais elle dégage quelque chose de rassurant. Il sent quand même son coeur cogner contre sa poitrine. Il souffle. On lui avait appris à respirer profondément, quand il était vivant et qu'il était toujours étreint par l'angoisse. Alors quand le petit Rory sent qu'il a un peu trop peur, il respire à fond, comme avant.

Une fois près de la petite maison en bois, il frappe doucement à la porte. Ses doigts se ressèrent sur le carnet alors qu'il n'entend pas de réponse. Il toque une nouvelle fois, un peu plus fort. Encore une fois sans réponse. Le vent se met à souffler un peu plus fort. La mer s'agite et un frisson court le long de la nuque de l'enfant. Il se retourne. Il veut s'en aller, il n'a plus envie d'être ici. Peut-être devrait-il laisser le carnet là, devant la porte. Ou peut-être pas. Il reviendra plus tard, un autre jour, quand il se sentira mieux. Oui, ce sera bien. En attendant, il veut juste rentrer chez lui. S'asseoir parmi les fleurs et écrire. Ou bien faire un thé et le boire tranquillement dans sa maison.
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MessageSujet: Re: Je suis né par curiosité. [Sid & Rory]   Mer 11 Juin - 15:56

Les notes résonnent au travers de la demeure, grincent comme le ferait des pattes de chaise, contre le parquet usé de la cabane. La radio coule encore, pourtant. Sid chantonne, tout bas. Il chantonne de sa voix cassée, prononce presque les mots impeccablement, tant il les connait par coeur. Il a cherché longtemps, Sid. Oh, il a cherché des heures durant, oui, la mélodie qui résonne dans la maison. Ses lèvres se pincent, un instant, et il prononce de nouveau les mots. Prisonnier de sa cuisine, il fait à manger. Non pas qu'il ait faim ; même vivant, il n'avait jamais fait, mais simplement car il aime la chose, les gestes. Alors, Sid fait à manger. Il mélange ingrédients et crée quelque chose, un petit encas pour les sylvains, s'ils en viennent à se poser contre sa fenêtre, ou alors une autre créature un peu vorace, peut-être bien celle qui grignote ses cheveux, espiègle, parfois. Sid a les mains sales, alors. Les mains sales et les doigts dans la pâte, à travailler. Concentré, il a les sourcils un peu froncés, le dos un peu courbé. Sid est trop grand, après tout. Il est toujours trop grand, maintenant. À croire que, dans un cas, il a la tête dans les nuages. La tête ailleurs, haute haute dans les airs, si loin du coeur. Et le coeur, lui, se vide de pâte à gâteau à défaut que l'estomac en soit capable.

Les yeux s'ouvrent grand et soudain, il arrête son mouvement. Sid pince ses lèvres, y enfonce ses dents même, avant de cligner des yeux, lentement. Le geste semble si étrange et pourtant, il ne s'en est jamais défait, encore. Sid passe sa langue sur ses lèvres, semble se souvenir de quelque chose, avant de tendre le bras en direction d'une bouilloire et d'ouvrir le feu. Du thé. Il a envie de thé, soudainement. Un sourire croît sur ses lèvres et disparaît aussi, pendant un battement de paupière. Les doigts, de nouveau, s'enfoncent dans la pâte. Il faut un moment avant qu'elle soit bien jolie, et qu'il puisse la mettre dans un plat pour la cuisson. Il en reste un peu sur ses doigts, certainement beaucoup, mais il n'essaie pas de le retirer. Non, Sid y passe sa langue simplement, enfouit le doigt dans sa bouche, posé sur une chaise. Il écoute la musique qui grésille et le bruit de la chaise, sous son poids. Il écoute le sifflement de la bouilloire, encore bien bas, et dévore lentement, un peu trop certainement, le reste de mixture qui se trouve contre ses doigts. Il a l'impression de sentir la faim, dans ses tripes. Sensation fantôme, il mange pourtant un peu plus vite. La pâte est bonne, de toute manière. Le goût est si sucré qu'il a l'impression d'entendre son coeur battre un peu plus fort, dans sa poitrine.

La bouilloire crie toujours un peu plus fort. L'eau devient de plus en plus chaude. Sid pince ses lèvres, fredonne encore. Il fredonne encore, un peu plus, puis plus bas. La chanson tire à sa fin. Elle tire sa révérence et puis soudain, plus rien. Plus rien pendant quelques instants, avant qu'il n'entende un toc, à la porte. Le bruit est si étrange, si peu familier qu'il en vient à froncer des sourcils. Les filles, elles ne toquent pas. Elles se sentent chez elles, toujours. Elles rentrent brusquement et s'annoncent. Sid cligne des yeux, un instant, et lèche un autre doigt. Il lui faut quelque seconde avant qu'il ne se lève, allant jusqu'à la porte. La bouilloire hurle encore, toujours plus fort. Sid prend quelques secondes de pause et puis, tire la porte. Un dos. Voilà ce qu'il voit. Un dos, et des boucles. La tête se penche sur le côté et quelques mèches de cheveux blonds barrent sa vie. Il reste un instant un peu intrigué, laisse ses yeux descendre, avant de tomber sur son cahier. Il fronce un peu des sourcils, légèrement, avant de s'avancer et de le prendre entre ses doigts, alors que l'autre lui tourne toujours le dos. « Mon cahier. » La voix gronde fort, certainement à cause du bonheur de le retrouver. Sid ne sait pas. Il ne sait plus ce que peut être le bonheur. L'autre se tourne, et Sid lève les yeux - ou du moins, les met à sa hauteur - l'observant sans chigner. Il ne dit pas merci. Sid ne sait même pas pourquoi il devrait dire merci. Derrière, la bouilloire crie pour de bon, cette fois. « Le thé est prêt. » Sid l'observe encore un peu, le regard vide, avant de sourire un peu. Il sourit un peu, à peine, et puis il se détourne et quitte la porte, pour s'occuper de la bouilloire. Il arrête l'eau, sort deux tasses, même s'il ne sait pas s'il aura un invité. Pourtant derrière, après quelques secondes, le plancher craque.



enfouis sous les draps.
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