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 te amo(rt)

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MessageSujet: te amo(rt)   Dim 13 Avr - 23:13



DICK ST JOHN

la mort danse au bord de mes doigts
et je prends tout de toi
un petit peu plus à chaque fois


prénom et nom le nom du père. de la mère. le nom des deux, pas saint le moins du monde. et pourtant, St John ils étaient. St John les maudits, les barbares, les cadavres. Famille maudite. Famille sans couille, sans bite. Sauf une, peut-être. Une pour le fils qui est frère, par la même occasion. Dick St John. âge de décès vingt-quatre années de démence, de folie. vingt-quatre terrible années de vie et de meurtres, également. tant de gouttes de sang, sur mes doigts. dans de cris, à mes oreilles. tant de souffrance, sous mes coups, et si peu pourtant. j'aurais voulu plus, tellement plus.   date du dernier souffle 13 février 1983 ; j'avais leur sang contre mes doigts, contre mes vêtements. j'avais un rendez-vous dans la mort, avec une certaine lolita qui n'accepterait pas d'être seule, à la saint-valentin. lieu(x) de vie La terre souillée par le sang des idiots, des ignorants. L'amérique du Nord en entier, et il y aurait plus, si les hommes n'avaient pas tant été à nos trousses.   attirance d'âmes l'Homme est ignoble. Façonné par une société, construit par une éducation amorphe, sans relief, sans intelligente. l'Homme est un zombie, un être sans cervelle. Il est laid, sans attirance. Sauf un. Un, façonné par mes propres mains. coeur mort Il y a lui. Lui, ou alors elle. Qu'importe. Il y a Alice. Il y a Lolita. Il y a Jolie. Son existence, sa mort, son souffle. Sa démence, ses caprices, sa dépendance. Il y a mon coeur, hors de mon corps. Ma folie, dans un autre être. Jouet entre mes doigts autant que je peux l'être également, entre les siens. La moitié de mon âme. Ma démence, camouflée sous un peu de maquillage et de paillettes. occupation fantomatique La paix règne, dans ce monde ignoble. On ne peut pas, non, faire mal à d'autres. Le sang ne coule pas à tous les cas. Mais il y a ceux là, perdus à l'extérieur. Ceux qui ont été exclus, trop dangereux ou trop idiots pour restés dans les parages. Et c'est de leur sang que je fais couler, ce sont eux que je traque, à défaut d'avoir droit à autre chose, pour me mettre sous la dent. La folie danse dans mes prunelles éteintes, lorsqu'une âme se vide de son sang, tendre liquide, doux nectar. cause de la mort Un revolver enfoui dans la gorge, une lueur de folie dans les yeux. Un bain de sang à mes pieds, contre mes vêtements également. Des milliers de police, des sirènes qui hurlent, bien trop forts. Une voix masculine, dans un porte voix. des cadavres à mes pieds et une balle, enfin, dans ma tête.

pseudo/prénom NEO/mel âge vingt + un boussole dans ma pocheavatar nemanja maksic cadavre exquis   



Le cœur est une corde autour du cou. La raison est un poison venin qui glisse au creux des veines, accédant à notre mort, notre défaite un peu plus à chaque seconde. La vie humaine est la mort de l'esprit. Les lois ne sont que des chaines qui retiennent ce que nous sommes véritablement. L'Homme est une bête. L'Homme est sauvage, barbare, cannibale. Il se met en cage dès le premier souffle, pour s'empêcher d'être lui-même. Il se berne d'illusions, de semblant et de belles façons. Il s'aveugle au travers de mots égarés sur du papier, devant l'écran de la télévision.
J'ai brisé mes chaines. Égaré ma raison.
Si l'humanité doit être une cage de savoir vivre et de belles manières, j'en viens à oublier l'homme en moi.
Je suis bête, je suis démon. Je suis moi, sans masques et sans mensonges.
Je suis luxure et sang, démence et fracas.
Je fracasse ce dont je ne veux pas et je marque ce qui est mien.
Je fuis la loi aussi fort que je la perturbe, un sourire macabre sur les lèvres, dégoûtant.
J'ai les mains pleines de sang.
Celui de votre femme.
De votre mère.
De votre soeur.
De votre fille.
Et du vôtre également.
J'écarte vos tripes de votre être pour m'en faire un foulard. Je vide vos veines pour m'en faire un bain. Je retire votre chair pour m'en faire un festin.  
Vous me voyez pas, mais je suis là. Je suis la brûlure contre votre nuque, le malaise lorsque vous êtes seuls, tard le soir. Je suis le loup aux crocs acérées qui vous guette, prêt à vous dévorer.  Je suis l'ombre de vos cauchemars, l'écho de vos pires peurs.
Je suis l'être qui vous fait désirer la mort, dès l'instant où je touche votre peau, où mes prunelles dégringolent contre votre chair.

Je suis l'homme sans éducation, sans loi, sans gouvernement, sans masque. Je suis l'homme sans chaines, sans faux-semblant, sans mensonge. Je suis la vérité, crûe et violentée. Je suis la pensée qui a déjà eu nid, dans votre tête. L'envie de meurtre inavouée. Le besoin de sang, contre vos doigts. Ce besoin de chair humaine, sur le bout de votre langue. L'appel à une baise malsaine, au creux de vos reins. Le fantasme le plus sombre qui abrite vos rêves.
Et je fais tout cela. Sans regrets, un terrible sourire contre mes lèvres.
Je me fais un bain de votre sang et je souris, tendrement, amoureux de la douleur des gens.

Et je me tais, maintenant. La noirceur règne au sein de mes prunelles tandis que j'observe les environs, attentif à la possibilité d'être, de nouveau. Je suis la mort qui attend. La douleur qui se fait silencieuse, guettant l'instant fatal.
Bête féroce au creux de la paix, je cherche les moindres failles pour faire couler le sang, satisfaire ma faim. On ose croire, parfois, que je ne suis qu'un être calme. Que je suis un mur sans paroles, vieux clébard à la botte de la princesse aux thés, et pourtant.
Pourtant, je guette. Je vous observe attentivement, souriant derrière mon visage de pierre. Je guette le moment où je pourrais détruire, cassé votre âme, y laissant une marque assez profonde pour que, lorsque vous en viendrez à apparaître de nouveau, la plaie sera toujours là, invisible mais présente.
Je guette vos gestes, vos habitudes et vos faiblesses, les muscles tendus. Je mords ma langue en silence et m'abreuve de mon sang, imaginant que c'est le vôtre, lorsque je vous observe, sans mouvements.

Il n'y a pas de presse, ici.
Il y a l'éternité.
L'éternité et milles et une mort, entre vous et moi.

Ne soyez pas trop confiant.
Je suis friand.
Friand de votre sang.




TOI, SANGLANT
il y a ton sang dégoulinant de moi. le nectar obscur de ton être, le dernier souffle de ton corps ; et je prends tout, sans la moindre gêne. j'arrache ta beauté à coup de couteau, à coup de dents pour la donner à la princesse. à la plus belle.  
© ZIGGY STARDUST.


Dernière édition par Dick St John le Dim 20 Avr - 0:37, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: te amo(rt)   Dim 13 Avr - 23:13


LE SANG DU DÉMENT

coulis carmin
de mon venin



La nouvelle a été confirmé un peu plus tôt dans la journée. L'auteur du massacre ayant eu lieu dans un poste de police n'était nul autre que Dick St John, reconnu coupable de multiples crimes. Poursuivi par la police depuis de nombreuses années, l'homme aurait pris la vie de multiples agents de police avant de se donner la mort. Le corps d'un autre individu aurait été trouvé dans la voiture du meurtrier, abandonné devant le poste le bâtiment. Même si l'identité du jeune homme n'a pas encore été confirmée, de sources sûrs stipulent qu'il s'agit du complice de Dick St John. Il a été confirmé que le corps aurait été touché par des projectiles et que la mort daterait d'il y a plusieurs jours. Si certains points sont encore flous, une chose est certaine ; le monde est maintenant plus sécuritaire, les deux hommes l'ayant quittés.


printemps 1959
Le grésillement du tourne-disque résonne faiblement dans la demeure, élevant dans les airs la voix chantante d'Elvis Presley. On peut imaginer une adolescente qui danse, sa chatte humide entre ses cuisses, le vent s'évadant de la fenêtre venant les caresser, légèrement. On peut deviner le sourire sur ses lèvres et cette lueur légère, dans ses prunelles sombres, alors qu'elle imagine de multiples choses à propos de l'homme, rêvant de son prochain film, certainement.
Quelle idiote. Pauvre sotte, la tête pleine de bêtises mais si loin, face aux dangers.
Elle ne voit pas, non, les regards loquaces du père, contre ses cuisses, lorsqu'il stoppe son pas, dans le couloir.
Elle n'entend pas son souffle rêche, perdu au travers de sa barbe immonde, empestant le tabac sec et l'haleine poison.
Les craquements du parquet ne touchent pas ses pauvres oreilles et elle ne devine pas, cette sainte vierge, cette pucelle à la tanière chaude et fraîche, qu'il la guette, prêt à dévorer.
Le parquet craque, encore. Il craque de nouveau, sous les pas lourds de l'homme bedonnant.
Elle continue de danser, pourtant.
Riant, s'extasiant de la voix du King, mouillant pour lui et pensant à lui, les yeux fermés. Pauvre conne, elle l'imagine en train de chanter pour elle, uniquement elle.
Un sursaut la traverse, lorsque le ventre encombrant du père se presse contre la courbe de son dos.
Le vinyle grésille de nouveau, elle adresse un sourire à son père.
Il s'éteint pourtant, le sourire. S'efface de ses lèvres, de son être tout entier, lorsqu'il en vient à glisser ses mains rêches, gigantesques, contre ses cuisses fraîches.
Elles sont nombreuses, les questions. Les larmes aussi, il ne faut pas oublier.
Tout se fait, pourtant.
Il pose une main contre sa fine bouche.
Enfouit l'autre sous sa jupe, après l'avoir fait tomber sur le lit craquelant, arrachant presque sa petite culotte.
Il boit ses pleurs, fait taire ses cris.
Les pattes du lit grincent avec force contre le parquet pourri de la demeure, couvrant les cris de la pauvre idiote.
Il y aura du sang sur les draps, à la suite de cela.
Maman ne voudra pas les laver, ils seront jetés, oubliés.
Il y aura toujours une trace de sang contre le matelas, pourtant.
Et quelques mois plus tard, des hurlements de bambins.
Des larmes, des cris, et du sang.
Voilà ce que je suis.
Des larmes, des cris, et du sang.

enfance
Maman devient sœur.
Grand-mère devient maman.
Violeur devient père, simplement.
Pauvre enfant.

Certains en viendraient à dire que je n'ai pas eu de chance, dans ce monde.
Dès la première seconde, avant même que je ne sois un être à part entier, j'étais foutu, bousillé. Pas la moindre chance de survivre aux malheurs qui étaient, attendant ma naissance.
Je suis né du sperme gluant et crasseux d'un ivrogne trop gras, violant sa propre fille.
Je suis né d'une idiote sans cervelle, remontant la jupe de sa robe pour sentir le souffle du ventre, contre ses cuisses.
Je suis né de la bêtise et du salopard, perdu au travers d'un sang vierge et d'un sperme trop puissant.
Je suis né pour être dément.
Je suis né pour faire couler le sang, votre sang.
Enfant perturbé, dirait certains. Prisonnier du silence, les prunelles trop sombres, n'accueillant aucune lueur, pas la moindre lumière.
L'enfant qui ne pleure pas, lorsqu'il tombe au sol, se blesse les genoux et ses pauvres petites menottes.
L'enfant qui joue avec les animaux morts, à même ses petites mains, revenant à la maison couvert de sang, faisant crier sa pauvre, pauvre mère.
Enfant du diable, selon certains.
Si triste. Si brisé. Déjà tant perturbé.
Qui a dit que je n'ai pas été réellement heureux, au travers du malsain ?
Qu'un réel sourire en se dessinait pas sur mes lèvres, lorsque j'observais de mes prunelles curieuses mon père se glissant dans le lit de ma sœur - mère - et que je l'entendais hurler à s'en fendre la voix, par la suite.
Qui sait, n'y avait-il pas une lueur certaine dans mes prunelles, lorsque j'observe les larmes silencieuses sur les joues de ma mère - grand-mère - lorsque je la croisais, le lendemain matin.
N'ai-je pas senti, les yeux fermés, les narines grandes ouvertes, les draps tachés de sang, lorsque Père allait trop fort, de ses coups de reins.
N'ai-je pas fait la même chose, l'amour a sa manière, à une pauvre voisine qui ne demandait qu'à jouer, lorsque je n'avais que treize années.
Pauvre, pauvre enfant perturbé.
Sang, cris et larmes.


hiver 1974
Certains se plaisent à dire que la folie est relative. Le démon, qu'une invention idiote venant de l'homme. Qu'une bordure de plus, à sa cage.
Les murs tombent et ma folie grandit.
Je croîs en silence, un sang sombre luisant au creux de mes prunelles.
Ma démence ne fait que grandir. Elle ne faisait que grandir, au point de ne plus pouvoir se contenir.
Là, dans cette cage. Dans cette demeure de bois usés, perdu au milieu des montagnes et des ranchs.
Le sang tâche mes doigts. Il reste sous mes ongles pendant de nombreux jours, secs, qu'importe les lavages, les frottements.
Il en vient à disparaître au bout d'un moment.
Il prend place, là, en moi.
Le sang de mes victimes.
Le sang de mon sang.
Du dément.

Oh, mais c'est si triste, ce qui est arrivé aux pauvres St John. Avez-vous su comment le père a été découvert ? Ce pauvre Eric a été éventré. J'ai entendu dire que ses intestins étaient enroulés autour de sa gorge et que enfouis dans sa gorge. Il serait mort étouffé, après avoir été saigné de la sorte. Et sa pauvre femme. Oh, la pauvre Elaine. Si douce, si calme. Complètement vidée. Blanche comme un drap, vide de son sang. Quant à la petite Madeleine, un massacre. Ses organes reproducteurs auraient été retrouvés dans le ventre de son père. Vous imaginez ? Tout le monde savait bien que cet homme n'était pas des plus tendres avec la petite, mais un tel message... Le fils ? Disparu. Coupable, j'vous dirais. Il ne m'a jamais inspiré confiance.


Les doigts rêches contre la bite circoncis, allant et venant à une vitesse affolante. Du sang, rouge, carmin, sanglant, servant de lubrifiant.
Pauvre, pauvre adolescent.
Je me masturbe dans la voiture, au milieu des bois, sur le bord de la route.
Couvert du sang de mes parents.
De ma sœur, de ma mère. De la femme qui était les deux, à la fois.
Pauvre idiote. Sombre sotte.
La lèvre se mord, des gouttes de sang s'ajoutent.
Les cris de la mère.
Les agonies du père.
Geignement contre mes lèvres carmins.
Tâches blanches, au travers de tout ce sang.
Sourire monstre contre mes lèvres ; les doigts s'y posent, la bave les englobe.
Sang et sperme, contre ma langue.
Sang et sperme, dans mon être.
Le bonheur m'emplie et la voiture démarre, enfin.


meurtrier solitaire


Le blanc immaculé se mêle au rouge, sans fond. Mes doigts s'encrassent d'intestins et de sperme. La bave coule le long de mon menton, s'évade contre les vêtements soyeux des pauvres gens.
Je les brise, lentement. Qu'importe les raisons.
Un regard bien trop long sur les fesses d'une autre, alors qu'une autre pend à son bras.
Homosexuel extraverti, un peu trop entreprenant, dans les ruelles de la ville.
Les folies s’accumulent et la démence ne fait que demander plus.
Toujours, toujours plus.
Jamais la bête ne se voit rassasiée, heureuse.
Et je baigne, alors. Encore enfant, un brin homme, je me tâche des autres vies, détruit des choses que je ne comprends pas. Je libère les idiots qui sont pris en cage, incapable de sortir des lignes dictées par le peuple.
Je massacre les stéréotypes, les personnages de roman, incapable de les supporter.
Si Dieu est bon, il ne sait pas dessiner. Artiste, il n'est point.
Je prends mes doigts pinceaux, mon couteau, et j'en fais de nouveaux portraits.
Certains sont laids mais tant pis, ils finissent tous aux poubelles.
Mes plus grands fans sont les policiers, prenant photos et hurlant mon nom à la presse.
Ils ne savent pas, non, comment me nommer. Les noms s'additionnent et un seul, au final, résonne.
Il plait aux journalistes, il faut croire.
Il en vient même à faire les grands titres, parfois.
L'artiste éventreur.
J'en viendrais presque à l'apprécier.


été 1976
Longue chevelure blonde teintée de blanc ; les mèches perfides sont si peu présentes, mais se sentent d'un rouge bien plus frappant, lorsque le sang s'y glisse. Elle ne crie pas, entre mes doigts. Les cordes vocales sont cassées, brisées sous les coups de lame bien trop profonds. Elle pleure, que ce soit de sa gorge, ou alors de ses yeux.
Pauvre, pauvre femme aux courbes volutes, aux prunelles sombres.
La Mort vient la prendre et pourtant, elle pleure le pauvre homme vide, ses yeux n'étant que plus bleus, au travers des larmes de sang qui vagabondent contre ses traits éteints.
Pauvres, pauvres amoureux.
Les intestins de l'homme dessinent un cœur, sur le lit. Grand cœur sanglant, où la pauvre femme repose, avant son dernier souffle.
Ne suis-je pas romantique ?
Immobile, immaculé de regrets, je prends place sur une chaise grinçante au pied de leur lit, observant le tableau que j'ai dessiné, au creux de la nuit.
Ils sont morts. Morts dans la beauté, morts comme ils ont vécus.
Je les ai brisé. Ils sont là, tout contre comme mes doigts.
Les minutes s'écoulent et le sang goûte, une larme à la fois, contre le sol. Le bruit est léger, pourtant audible. Irrégulier avec celui des tacs et des tics de l'horloge.
Sourcils froncés, poings serrés et sang sous les doigts, je me lève.
Le plancher craque et j'avance, au travers de la demeure.
Tic tac. Tic Tac. Glout.
Le corps se braque face à un son inconnu, pourtant. Une autre personne ? Un animal ?
Sombres comme la pièce, mes yeux vagabondent autour. Une tâche blanche se glisse entre les chaises sous la table, avant de venir effleurer mes jambes.
Rictus minime.
Pauvre, pauvre bête. Mes doigts se tendent, reflet carmin prend place, au milieu du poil perfide. Les ongles sont sur le point de s'enfoncer dans la chair du pauvre animal, lorsqu'une voix résonne, enfantine.
Tu fais quoi à Fripouille ?
Prunelles bleutés, azurés qui travers la noirceur. Cheveux blonds, presque blanc. Peau imberbe. Petit, tout petit garçon.
Pauvre, pauvre orphelin.
Je l'observe en silence, un moment. Il ne détourne pas les yeux, pourtant. Curiosité, qu'on y voit. Innocence, bien trop grande.
Une petite, et fraîche toile blanche.
Tant de traits à y faire, avec mes doigts tâchés de sang.
Rictus, grand.
Tes parents, ils veulent plus de ce qui est blanc. De toi non plus. Tu deviens rouge, au soleil.
Il a les yeux grands, le petit. Grands et larmoyants, un instant. Mes doigts caressent le poil perfide, pourtant violé de la bête.
J'aime le blanc qui devient rouge, moi.
Les yeux se posent sur le poil de la bête. De la victime qui soudain, devient appât.
Le petit sourit, faiblement. Il avance, prisonnier de son pyjama trop grand.
Il y a des petits canards, dessus.
Les griffes du chat s'enfoncent contre mon épaule, alors que je le presse contre moi. Une main se tend vers l'enfant, tâchée de sang.
Viens avec moi.
La peau perfide se tâche, vermeil.
Premier trait sur le tableau blanc.


printemps 1978

Douce fleur. Petite pucelle.
Enfant vide, blanc et sans pensées.
Petit garçon au cœur de paillettes.
Petite fillette à la queue rosée.
Alice, perdue dans son pays aux merveilles.
Lolita, elle choisit les vêtements colorés, doux contre mes doigts.
Semblable à sa peau, ses vêtements blancs se tâchent de sang et deviennent roses, avec le temps.
Azurées les prunelles qui observent, fixent avec brillance la démence de mes questions. Petite voix enfantine qui désigne les victimes, pointe du doigt quelque chose qu'elle désire.
Enfant roi, petite princesse.
Jolie, si jolie Lolita, Alice de mon être.
La bête ronronne au creux de mes entrailles, amoureuse de ses différences, de son unique existence.
Princesse de sang, elle ne demande que plus, brisant les derniers barreaux de ma cage. Et la bête gronde enfin, au milieu des ronronnements.
Le sang ne fait que couler encore plus, avec le temps. Il dégouline le long de mes membres et tâche les vêtements brillants de la princesse de mon royaume.
Une moue glisse sur ses lèvres charnues, carmin, et ses yeux brillent, tendre tentation.
La pression de mes doigts se resserrent contre la peau fraîche et juvénile.
Tendre, jolie et pure, petite Alice. Tant de malice.
Le souffle est brûlant et la petite, innocente, observe avec naïveté.
T'es sale, retire ça.
Les vêtements dégringolent. Elle est belle, la princesse. Belle, petite Alice. Sa peau est blanche et des larmes de sang y dansent, comme des brillants. Le souffle ne se fait que plus brûlant. La chaleur, dans mon ventre, monstre.
Mes prunelles grondent d'une bête que je ne contiens pas.
Quelques poils dorés, là, au dessus de son sexe enfantin. Les doigts se tendent et les caressent, teintent de rouge ce qui était brillant, il y a quelques instants. Le petit danse, tout en bas. Gigote, tendrement.
Tu veux grandir, Alice ? Tu veux vieillir ? Devenir une femme.
Oh, mais c'est qu'il hoche de la tête, le petit. Il demande, oui. Il ne demande que ça. Depuis des jours. Depuis des mois. Nu, toujours. Souvent. La peau rougie par le sang. Les lèvres carmins, par le maquillage.
Tentation, démon.
Toile vierge colorée par mes doigts sanglants. Façonné par mes pensées, construit de ma folie.
Petite Alice, douce et belle. Tendre petite fille, porteuse d'un sexe long et pourtant petit. Prisonnier entre mes doigts sanglants, tressautant sous mon toucher.
Et elle a le souffle coupé, la petite poupée. Le souffle meurtrier et la démence, là, vive, dans ses yeux bleutés. L'appel à la folie.
Fais-moi mal. Fais-moi mal, qu'elle susurre tout bas, entre ses lèvres.
Petite Alice, du haut de ses treize ans, ne demande qu'être toucher, blesser et marquer, par le plus grand.
Et les marques se dessinent, alors. Les ongles s'enfoncent dans la chair perfide et les dents, enragées, creusent la peau blanche. Le rouge prend place et ne disparaît pas. Les marques se créent, dehors comme en dedans. Larmes et sanglots jouissifs, entre ses lèvres charnues, rosées.
Encore encore. Fais-moi mal, dévore-moi.
Oh Alice, ma belle Lolita. Si belle, si parfaite. Perfection dans ce monde enfermé. Alice qui pleure et qui quémande, qui se tend et qui danse, sous mon corps. Alice, princesse trompée, trahie par Dieu, prisonnière d'un corps de garçon, alors qu'elle est femme. Oh Alice, douce douce, de sa peau. Poison de ses lèvres. Démon de son être. Lèvres charnues et gonflées de mes baisers, rougies par le sang, semblable à un cœur qui se forme.
Il n'y a que toi, Alice. Que toi, vivante, entre mes doigts.


tandem sanguinaire

Et l'on danse, et l'on rit. On rit à l'ivresse, se perdant au travers de nos propres démons.
Nous les saoulons de nos pêchés et de nos envies, tanguant l'un contre l'autre, se mêlant au travers du sang de chacun. Des victimes de notre amour.
Nous crevons de jalousie, brisant femmes pour ce qu'elles sont.
Alice, douce princesse, tendre beauté, chigne tout bas. Moue alléchante contre ses lèvres, elle critique et pointe du doigt.
Lueur, dans mes prunelles. Promesses, au bord de mes lèvres.
Et puis sang, partout, sur les femmes pointées du doigt. Elles n'ont aucun droit.
Aucun droit, non, d'être femmes de corps alors qu'elle, plus belle de toutes, ne le peut.
Elles n'ont pas le droit, non, aux organes dans leur ventre, et aux seins sur leurs poitrines, comme à leurs cheveux longs.
Alors, j'enfonce ma lame dans leurs entrailles, en extirpent ces choses dont ma tendre a été privé. Je glisse mes doigts noueux au creux de leur intestin, arrachant utérus et trompe de Fallope.
Découpage minutieux contre leur tendre poitrine, arrachant seins et glandes.
Rasage à sec sur leur crane, scalpant leur chevelure de déesse, tromperie, faisant dégouliner avec tendresse le sang contre les traits parfaits.
Alice chigne, encore. Elles sont encore trop belles. Trop parfaites. Même vides, même décapitées, elle peut plus, ma tendre princesse.
Alors mes doigts s'enfoncent, de nouveau. Les morceaux tombent, la chair dégringole.
Poupées désarticulées entre mes doigts cassés, je les brise encore et encore, une à une.
Aucune ne mérite un tel corps, une telle apparence. Elles sont toutes voleuses, toutes fautives.
Toutes responsables, oui, de la peine de ma princesse.
Il faut les punir.
Et elles tombent, alors. Poupées perfides, elles s'effondrent.
Les coupables tombent, le compte ne tient pas.
Dix ? Non. Vingt ? Non. Cent ? Peut-être bien. Mille ? Certainement.
Elles tombent, toutes. Elles tombent et saignent, ne deviennent rien, et nous, nous dansons.
Nous dansons à coup de violence au travers de leurs entrailles. Nous dévorons leur chair et jouissons sur le nid de leur sang.
Et le lendemain, nous recommençons avec une nouvelle femme.


début 1983

Ils courent et hurlent, les fous. Nos traits s'égarent contre les écrans de télévision et dans les journées.
C'est le jeu du chat et de la souris, éternel. Il dure, oui, depuis des années maintenant.
Les souris fuient, encore. Les doigts emplis de sang, des sourires grands, ils fuient au travers de leurs jambes, coupent leurs tendons et ricanent un peu plus fort, dans le noir.
Nous rions, jouissons, avançons.
Nous vivons au delà des lois, avec toutes les permissions du monde.
Roi et reine du sang.
Souverain des cris, de la terreur.
Cauchemars obscures, dans les rêves de vos enfants.
Et ils courent et hurlent, encore. Poules sans tête, ils osent croire nous avoir, avoir raison de nous. Mais nous sommes les plus forts. Nous sommes sans loi, sans attaches. Nous sommes là l'un pour l'autre, contre le monde.
Alors, nous brisons encore. Nous prenons les vies, encore.
Et ils courent, encore. Ils courent derrière nos pas, sans savoir exactement pourquoi. Ils tremblent à voir les cadavres, ils détournent les yeux face à notre art.
Pauvres cons, ils ne comprennent pas. Ils ne comprennent rien.
Tous pareils, tous semblables.
Ils ne savent même pas, non, être unique. Être eux.
Ils détournent les yeux de la même manière qu'ils détournent les yeux de la bête, au fond de leur tripe.
Et je souris, moi, dans mon trou à rat. Je les observe avec mépris et avec amusement, fier de ma propre liberté, de l'être que je suis, que tu peux être.
Je suis moi. Tu es toi.
Et eux, pauvres cons, ne sont que des reflets. Les reflets de chacun.
Et ils courent, encore. Ils courent en portant dans leur coeur des bêtises, des lois sans importances.
Ils suivent nos pas et un jour... Un jour.
Un jour, une balle percute.
Ils ne comprennent pas et ils ont peur, alors ils turent comme les monstres qu'eux, ils peuvent bien être.
Ils touchent la princesse, la pauvre lolita qui a juste demandé, au cours des années, d'être ce qu'elle est, au fond. La pauvre Alice qui a pleuré longtemps et qui a fini par cracher brusquement, en voyant que les larmes ne servaient à rien.
Ils tirent et la blessent, ma tendre princesse.
Ils sont coulés son sang.
Son précieux, si précieux sang.
Et ils courent, encore. Alors nous fuyons. Nous fuyons loin, et leur échappons.
Et Alice saigne. Elle chigne et fait la moue, par la plaie qui saigne, contre son épaule. De mes lèvres, je récolte les tendres gouttes de son sang, avant de la soigner. Avant de la cajoler, ma tendre princesse.
La balle s'évade ;  il n'a que moi, pour être en elle. Elle disparaît au travers de la fenêtre du motel, et je la serre contre moi, un instant. Fort trop fort, mais elle ne demande que ça. Encore plus fort, qu'elle dit. Et elle hurle, aussi.
Elle hurle vengeance, ma belle princesse. Elle hurle vengeance, alors que son front dégouline de sueurs. Elle hurle vengeance, face à sa peau si belle, si blanche, qui sera déformée maintenant, par la plaie.
Et je ris, avant de murmurer, là, tout bas, un millier de promesses. Un millier de vengeances en son nom.
Un calvaire infini, pour briser le monde.
Quelques jours de repos, que l'on se dit. Quelques jours de repos et de paix, un peu, avant de tuer de nouveau, avant de retourner à nos massacres et nos décadences. On n'y croit, l'un comme l'autre.
Ce monde n'est qu'une abomination. Dieu est un jaloux. Il la brise avant même sa naissance. Ne lui donne pas le bon corps, lorsqu'elle vient au monde. Il rit, tout bas, face à elle.
Dieu est un démon.
Dieu la prend, la vole de mes bras. Il porte fièvre à son front et infection à sa plaie. Il apporte la mort à sa vie, sans demander le moindre autorisation.
Alice meurt, alors.
Lolita meurt.
Et même morte, elle reste jolie. Là, au milieu des draps. J'en sentirais presque la pression de ses lèvres charnues contre les miennes, lorsque j'en vienne à l'embrasser, au levé du soleil.
Alice n'est plus là, pourtant. Elle est froide, vide.
Alice n'est plus homme, n'est plus femme. Alice n'est plus là.
Il n'y a que Dick.
Pauvre, pauvre Dick.
Pauvre Dick, meurtrier, perdu au milieu des idiots.
Dick et sa colère.
Dick et ses armes, ses doigts sanglants, son corps tremblant.
Dick et ses larmes de sang, au bord de ses yeux grands.
Elle ne rejoint pas la terre, Alice. Elle est bien trop belle pour finir sous terre, pour être cachée d'une quelconque manière.
Alice, elle peut revenir. La pensée tourne en rond dans ma tête, pendant de longs jours. Lourds promesses à ses oreilles, murmures violents et colériques.
Mais Alice, elle ne bouge pas. Alice, elle ne fait pas de caprices.

La promesse résonne, dans ma tête. Elle claque et la mâchoire se serre. Alice est là-bas, ailleurs, seule. Elle a besoin de moi.
Et eux, ils ont besoin de mourir.  Ils ont besoin de mourir, entre mes doigts.
Alors le corps de la belle, il va se perdre contre le siège arrière. Baiser contre ses lèvres froides, promesse faite, avant de quitter la voiture, une fois rendue là-bas.
Une fois rendue là, à la tanière de tous ces chats.
Et je souris, alors. Je souris, les fusils entre les doigts. La carabine contre mon épaule, en rentrant dans le poste de police.
Et les balles, elles tombent. Elles tombent comme les corps, et comme les cris qui se brisent.
Ils courent et essaient de fuir, mais ils meurent, sous ma rage. Ils meurent, tous et chacun briser par ma colère.
On ne touche pas, non, à la belle Alice. On ne lui fait pas mal. Seulement moi, uniquement moi. Elle ne veut que moi.
Personne ne la touche. Ceux qui la touchent, ils meurent tous.
Pauvres, pauvres policiers.
Je ne sais pas, non, qui est le coupable. Alors les balles, elles tombent et frappent, déchirent les corps.
Ils se brisent, tous.
Et puis, le silence. Le silence, dans la station de police, alors que les sirènes hurlent, à l'extérieur.
D'autres chats sont là, pour capturer la souris meurtrière. Je souris, les doigts poussant les barres du stock, observant à l'extérieur.
Je souris, car ils ne m'auront pas.
Il y a une princesse qui n'aime pas attendre, quelque part. Elle doit taper du talon, certainement.
Le revolver s'enfonce dans ma gorge, alors. Et un dernier coup, ultime, résonne.
On ne fait pas attendre les princesses.


meurtres infinis

La lame s'enfonce dans les entrailles de l'âme ; les prunelles vertes de la beauté brillent sous la surprise, alors qu'elle retient un souffle qui n'existe pas.
Et je souris, un instant.
Un instant, oui, du moins.
Il n'y a pas la moindre larme de sang, contre la lame de mon couteau. Il n'y a rien, pas même l'ombre d'un quelque chose.
Et la colère gronde un peu plus fort, dans mes entrailles, face à la chose. Face à l'absence de mon plaisir malsain, de mon extase certain.
Je les hais tous, ces âmes qui ne savent pas saigner comme il se soit. Ces âmes qui s'éloignent des hommes et qui ne saignent plus, ne serais-ce que pour me faire plaisir.
Grimace, contre mes traits. La lame quitte les entrailles fictives et l'âme disparaît, certainement pour se perdre au sommet de cette stupide colline.
Le couteau retourne prendre sa place, dans son étui. Mes yeux se perdent contre le soleil, recherchant l'heure, avant que je ne quitte les bois pour retourner à l'intérieur du village.
Il ne faut pas, non, faire du mal aux gens qui peuplent ce stupide village. Tout le monde est gentil, tout le monde est pur.
Crachat, contre le sol.
Mensonges, saloperies.
Qui peut bien croire à tout cela ?
Pas moi. Pas nous.
Mes pas s'engouffrent au sein de ce stupide village alors que j'avance, le regard dur, la mâchoire serrée. Ils sont plusieurs, oui, certainement, à se demander pourquoi nous avons encore notre place, ici.
Ceux qui sont morts après nous, ceux qui sont arrivés à notre suite connaissent notre histoire.
Et pourtant... pourtant, nous sommes là, fous, psychopathes.
Uniques.
Et nous ne partirons pas.
Les doigts poussent la porte du salon de thé et les yeux d'Alice brille, tandis que les voix se taisent.
Rictus infime contre mes lèvres.
Nous ne partirons pas.


TOI, SANGLANT
il y a ton sang dégoulinant de moi. le nectar obscur de ton être, le dernier souffle de ton corps ; et je prends tout, sans la moindre gêne. j'arrache ta beauté à coup de couteau, à coup de dents pour la donner à la princesse. à la plus belle.  
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Dernière édition par Dick St John le Dim 20 Avr - 0:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: te amo(rt)   Mar 15 Avr - 20:21

arrête de faire des trucs trop hot avec tes doigts. j'ai une érection   



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MessageSujet: Re: te amo(rt)   Mar 15 Avr - 20:26

ton érection elle peut me bouffer toute entier


TOI, SANGLANT
il y a ton sang dégoulinant de moi. le nectar obscur de ton être, le dernier souffle de ton corps ; et je prends tout, sans la moindre gêne. j'arrache ta beauté à coup de couteau, à coup de dents pour la donner à la princesse. à la plus belle.  
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MessageSujet: Re: te amo(rt)   Mer 7 Mai - 21:37


tiens, voilà le plus beau du quartier. et le plus beau tout court.   
j'ai les hormones en feu à lire ta fiche. j'crois que je suis tombée enceinte juste en lisant tes mots. c'est grave docteur ?   
j'ai hâte de continuer quelques horreurs avec toi. et puis de faire l'amour comme des bêtes dans mon salon de thé.   
mes doigts sont trop occupés pour continuer à t'écrire un message pervers alors ... j'vais te libérer et arrêter de faire ma groupie.   amuse-toi bien avec ce grand malade, mais pas sans moi hein.   
du loooooove.


Ce n'est pas le paradis, non, et encore moins l'enfer qui t'accueille à bras ouvert. C'est l'entre-monde, lieu étrange et pourtant brillant, qui t'attend. Tu as ta place ici, maintenant. n'oublie pas de trouver ta demeure et de l'indiquer à tous ici ainsi que de noter l'occupation de ton personnage ici pour que tous soient informés

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