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 003. les groupes sanguins.

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MessageSujet: 003. les groupes sanguins.    Dim 30 Mar - 0:05



LES GROUPES SANGUINS




KURT COBAIN

I don't have the passion anymore, and so remember, it's better to burn out than to fade away.

Ils sont nombreux, par millier. La misère du monde, elle colle à la peau. Elle colle et au final, elle s'y glisse et elle se fait un nid, en dedans. Les misères grandissent, un peu comme les douleurs, les larmes, et le nid ne cesse de croître, encore et encore, toujours, sans demander rien à personne. Il y a des cris, parfois. Des cris de douleurs ignobles qui se font presque silencieux, contre les ouïes d’autrui. Des cris qui se voient contre la peau, lame s'y glissant, ou alors dans les mots griffonnées à la va vite, les images publiées, pour évacuer. Les fins, elles sont nombreuses ; la porte s'ouvre et l'âme s'évapore par les plaies. Elle coulent comme le sang, au travers des veines sectionnées, ou se noie asphyxiée, comme la gorge trop serrée. L'âme saute à la mer comme le corps qui se libère, elle quitte le corps de son plein gré, au travers d'une douleur presque insoutenable et qui pourtant, se voit plus légère que les tourments supportés. Une balle en pleine tête et l'éclat de sang qui dessine des ailes, contre le mur, ou alors des larmes.



HARVEY MILK

You’ve gotta give them hope. If a bullet should enter my brain, let that bullet destroy every closet door

On ne sait jamais ; le peuple est fou, mensonge et jalousie. Par le sang et pour le sang, les gens demandent appartenance et la folie, douce et susurrante, se glisse en chaque être. Certains restent pris dans leurs pensées folles alors que d'autres, impulsifs, sans filtres, osent. Les chairs se glacent et les victimes se multiplient. Couteaux sous la gorge, vêtements saccagés. Les criminels hurlent qu'ils l'ont demandés, méritent. Qu'importe la raison, ils ne restent que des corps sans vie, au final. Que des êtres innocents - ou non - que l'on a vidé de leur sang sans demander leur autorisation. Une succession de battement de cils ainsi que de coups de couteau, au travers de la peau. Le souffle qui s'évade à la même vitesse que la culotte en dentelle, au milieu du parc. Les doigts contre la gorge, pourtant doux, qui serrent plus fort, et le noir qui grandit, tout autour. Ils sont victimes, l'ayant causés ou non. La raison est floue comme présente, qu'importe l'histoire que l'on raconte. Ils sont morts, par les mains d'un autre. Être victime, parfois, ne veut pas nécessairement dire être innocent.



JAMES DEAN

If a man can bridge the gap between life and death, if he can live on after he's dead, then maybe he was a great man.

On court. On court après le temps, la vie. On respire à peine, pressé de continuer, d'arriver quelque part, où, au final, on ne souhaite même pas rester. On court si vite que parfois, les jambes ne suivent pas, la vie ne s'y rend pas, à cette vitesse là. Elle détourne les yeux une seconde, le temps de respirer elle aussi, et l'instant suivant, on ne voit que du sang. Le liquide carmin qui dégringole contre la peau alors que le klaxon résonne dans la nuit, la voiture enfoncée dans un poteau électrique, la tête claquée contre la mort. Tout est fini. On ne court plus. Qu'importe les ambulanciers, les infirmières si belles. Qu'importe les massages cardiaques, la petite fraction de seconde qui, au final, fait toute la différence. C'est si vite arrivé, que les gens diront. Ça aurait pu arriver à n'importe qui. La Mort, elle arrive et elle frappe, prend tout des gens, sans demander rien à personne. Vous deviez vivre, peut-être, mais la Mort, elle a pris vos doigts alors que la vie, un instant, ne portait pas attention. C'est arrivé si vite, bien trop rapidement, oui. À prendre des risques, à courir derrière la vie, le temps, on ne fait que se prendre la Mort, brusquement.



JACK KEROUAC

I hope it is true that a man can die and yet not only live in others but give them life, and not only life but that great consciousness of life.

La vie est belle. Elle défile, comme toutes choses, portant ses hauts comme des bas. Les gens ne veulent y rester accrochés à jamais, la vie éternelle n'a pas à être. La vie s'écoule et à la fin, comme toute histoire, la fin se dessine. Fleuve paisible pendant de nombreuses années, elle peut se finir tout aussi calmement, alors que les mains sont ridées, marquées par le temps. Le fleuve abrite pourtant de multiples cours d'eau et parfois, le corps s'y égare, la peau se marque sous le coup des roches, comme l'intérieur. Les douleurs s'éveillent et le nid de l'âme, il se voit trop marqué, atteint. La maladie ne s'efface pas, parfois. Elle reste, prend tout, tenace. Elle avale la vie et s'en nourrit, pour ne rien laisser, dans le corps, sauf une âme un peu tremblante qui ne peut y rester. Les années auraient pu être nombreuses ; les gens le diront, d'ailleurs. Si jeune, tant d'années devant lui, encore. La maladie est sans pitié, encore. Le cancer prend tout, ne laisse rien, parfois. Ça aurait pu être beau, la vie. Sa fin a été laide, pourtant.


NB. À noter que ce sont les membres du staff qui vous assignent à un groupe.


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