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 runway, houses, city, clouds.

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MessageSujet: runway, houses, city, clouds.   Sam 17 Mai - 18:33



WESLEY BOEHMITZ

notre étoile a le goût du soufre, mais elle éclaire comme un millier

prénom et nom wesley marco emmerich georg boehmitz âge de décès la vingtaine. tout près de son anniversaire, mais il a oublié s'il a finalement atteint ses vingt-et-un ans ou non. date du dernier souffle le treize novembre quatre-vingt-neuf, une nuit douce et venteuse. lieu(x) de vie berlin-est, le berlin communiste de la rda. attirance d'âmes les poitrines, les jambes longues et galbées, les sourires moqueurs et les regards farouches, les filles, toujours les filles. coeur mort non. occupation fantomatique il terminait à peine le lycée, après des années de galère et d'agacement rythmées par la vie qui continuait à travers la fenêtre, parce que merde, l'école ? on s'en branle, pas vrai ? il terminait le lycée, donc. il ne savait pas, traînait un peu, profitait beaucoup, jusqu'à l'inspiration. cause de la mort des conneries. un truc à fêter, une euphorie adolescente, des sourires, de l'amour, de l'aventure, de l'inconscience, une chute de très haut, de très, très haut, et la mort.

pseudo/prénom louise (applestorm) âge dix-neuf ans boussole belgique avatar conor doherty cadavre exquis totoro. totoro merde.


“Va te faire foutre, vieille pouffiasse, oiseau de nuit, épouvantail de nuit, cauchemar de nuit, rappel de ma bêtise, monument de ma niaiserie, ordure de mes souvenirs, urine puante de ma jeunesse.”

Wes.
Wesley.
Wesley Marco Emmerich Georg Boehmitz
Une ribambelle de noms ne désignant personne. Ni grand-père, ni père, ni oncle, ni ami. Des prénoms qui l'identifient sans rien signifier. Que des inconnus, dans la rue, à qui il ne ressemble en rien, avec qui il n'a rien en commun. Ces prénoms flottent autour de lui sans jamais vraiment être à lui. Être lui.
Wes, il ne vient de personne, de nulle part. Pas de famille, sinon ses frères, ses sœurs, ses garants de l'orphelinat. Il ne connait pas l'amour maternel, l'autorité paternelle, la rivalité fraternelle. Seulement le plaisir d'être l'unique maître de son destin. C'est amplement suffisant pour lui.
Pour Wes l'insaisissable. Wes, cette particule de l'univers, ce petit rien de vie. Wes, il va et il vient. Il fait ce que bon lui semble. Il avise, il improvise, il ne se soucie de rien. Avec Wes, rien n'est jamais grave, tout est toujours drôle, amusant, étrange, fascinant. C'est ça, Wesley. Un sourire narquois au coin des lèvres, un rire permanent pour pallier à la merde de la vie. Une petite part de liberté, une immense part de bonheur, une infinie part de vie. C'est tout ce qu'il a, c'est tout ce qu'il veut. S'ennuyer, c'est crever. C'est son mantra, son leitmotiv, sa ritournelle.
S'ennuyer, c'est crever.




Dernière édition par Wes Boehmitz le Dim 18 Mai - 12:25, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: runway, houses, city, clouds.   Sam 17 Mai - 18:33


LA MORT

Niemand gibt uns eine Chance
Doch wir koennen siegen
Fuer immer und immer
Und wir sind dann Helden
Fuer einem Tag






« Adele. »

Hmm.
La jeune fille aux belles et longues boucles blondes assise au pied de la table basse redresse tout juste la tête. Elle est captivée par son magazine, et pas vraiment par sa sœur. Le visage de sa sœur, pourtant, est tendu, inquiet. Triste. Et la blonde, elle essaie tant de dissimuler l'angoisse qui la ronge. Avec sa décontraction feinte.

« Adele, pourquoi ? »

Ses yeux s'écrient désespérément.
Un battement. Juste un battement. Le cœur d'Adele manque un battement.
Elle est idiote de croire qu'elle peut cacher quelque chose à sa sœur. Elle a envie de réprimer son envie de hurler. Ça fait des semaines qu'elle se fait violence. Mais une larme naît au creux de son œil. Traîtresse, Vicieuse.

« Je suis désolée, Kessi. Je suis tellement désolée... »

Sa voix heurtée de ses sanglots à venir ne suffit pas à l'attendrir. Au contraire. Son visage se durcit. Dans son regard fixé sur sa sœur s'illumine une lueur de pitié. Pas de compassion. Elle ne connait pas la compassion. Que la pitié.

« Je ne sais pas... je ne sais plus... Je ne me rappelle pas... »

C'est ce qui la dévore la plus. La terrifie le plus. Lui fait perdre la tête, à la belle blonde. Elle a calculé. Un mois. Ça doit faire un mois. Un long mois. Suffisamment longtemps pour que son inconscient parvienne à lui faire oublier le soir où elle s'est réveillée allongée dans la rue, dépouillée de sac, de ses souvenirs des trois dernières heures et de sa dignité.
Si ses parents savaient... Oh, si ses parents savaient !
Elle semble lire dans ses pensées, alors.

« Et papa et maman ? »

Elle n'ajoute rien, garde le fond de sa pensée pour elle. C'est inutile. Sa sœur sait. Toutes deux, elles savent. Machinalement, Adele lève les doigts jusqu'au pendentif en forme de croix qu'elle porte et se met à le triturer nerveusement. Elle n'a aucune solution. Aucun échappatoire. Elle est coincée. Faite comme un rat. C'est un miracle si ses parents ne succombent pas lorsque, trahie par son son ventre rond, elle sera obligée de leur avouer. Éduquée trop strictement, elle ne songe pas une seconde à leur dissimuler sa grossesse. Pas plus qu'elle n'imagine de l'interrompre. Jamais... Jamais elle ne pourrait. C'est contre ses principes, c'est contre-nature. C'est révoltant, immonde, c'est un meurtre.

« Kessi, qu'est-ce que je vais faire ? Je n'ai que quinze ans... »

D'un revers de manche, elle essuie ses joues trempées et renifle. Un temps. Immobile. Le temps semble en suspend. Alors, incapable de se retenir plus longtemps, la petite sœur éclate en sanglots. Anéantie. Elle se traîne. Abandonnant son magazine, elle glisse difficilement jusqu'à elle. Enfouit son visage dans ses genoux, en quête de réconfort, d'un geste d'amour de Kessi. Elle lui caresse doucement les cheveux. De la sollicitude presque. On pourrait le penser. Sauf que ses gestes sont emprunts de tant de dureté. C'est sa petite sœur. Elle l'aime. Oui, elle l'aime, mais elle a failli.
Un temps. Deux temps.
De longues minutes passent. Le silence uniquement ponctué de sanglots étouffés. Lorsqu'elle sent que les épaules de la petite sœur ne tressautent presque plus, elle lui prend le bras et lui redresse le menton.

« Je vais t'aider, Adele. Ne t'inquiète pas. Je suis là. »

Elle se penche alors et dépose un baiser sur son front. Telle une promesse.





Le garçon lit. Assis sur son lit. Comme souvent. Presque tout le temps, en réalité. Il a beau être là depuis longtemps, avoir sympathisé avec la quasi totalité des autres orphelins, il a beau être extraverti, ouvert, exubérant, il a beau être la vie et la joie, il aime se retrouver seul. Seul avec lui-même.
Doucement, trois petits coups se font entendre de l'autre côté de la porte. Il redresse aussitôt le menton, aperçoit une employée entre deux âges et au visage bienveillant, qu'il a toujours apprécié, et qui l'a toujours apprécié. Café. Il a su son nom un jour, mais il l'appelle toujours Café, parce qu'elle a toujours besoin de deux cafés le matin, sans quoi elle est insupportable et complètement à côté de la plaque. Il lui sourit. Comme si c'est là le signal qu'elle attend pour entrer dans son intimité, elle s'approche. Manifestement, elle a quelque chose de serré entre ses doigts. Quelque chose de précieux, comme une relique.

« Bonjour, Wesley. On peut discuter un instant ? »

Il acquiesce simplement en refermant son livre et se recule vers le mur pour lui laisser de la place sur le matelas. Lentement, elle se laisse tomber à ses pieds. Malgré elle, elle le couve du regard. Il était âgé de quelques semaines lorsqu'il est arrivé. Elle a tout de suite été captivée, puis conquise par ses beaux yeux. Curieux, rieurs, moqueurs, avides. Et pourtant insondables. Semblables à deux mystères. Pendant un temps, elle l'observe, toujours incapable de se positionner sur le bien-fondé de ce qu'elle s'apprête à faire.

« Bien sûr. Qu'y a-t-il ? »

Elle ne dit rien. Alors il insiste. De sa main libre, elle attrape l'une de celles du jeune garçon. Elle hésite, elle inspire. Y dépose finalement l'objet qu'elle serre toujours au creux de sa paume. Étonné, il avance le tout petit rien jusqu'à son visage. Une minuscule croix en argent, accrochée à une longue chaîne. Il prend le temps de la détailler malgré son irrépressible envie de rire. La croix est belle, c'est vrai. Magnifiquement sculptée, simple et compliquée à la fois, malgré sa petite taille. Mais rien n'y fait. Une croix ? Quelle ironie. Il hausse un sourcil, perplexe.

« Je sais que tu ne t'intéresses pas à ce qu'ont pu devenir tes parents biologiques, Wesley, mais j'ai fais une promesse que je me dois de tenir, aujourd'hui. »

Son regard imperturbable figé dans celui de Café, il attend.

« Ce pendentif appartenait à ta mère. Elle me l'a laissé le jour où elle t'a déposé ici. Elle avait quinze ans à l'époque, et pas grand chose à t'offrir de plus. Elle voulait que je te le transmette, le jour où tu serais assez grand pour comprendre qu'elle n'avait pas le choix. »

Drôle d'expression. Si drôle qu'il n'est pas loin de croire qu'elle défend cette femme qui l'a abandonné à peine né. Il tente de se convaincre du contraire. Il tente vraiment. N'y parvient qu'à moitié. Mais plus que de la rancœur, c'est de l'ennui qui suinte de son âme. Le cynisme de la situation lui apparaît bien plus puissant que le reste. Et l'empêche d'en vouloir à Café. Sa chère mère. Tout ce que sa chère mère trouve à lui léguer, à lui, l'abandonné, à lui, le symbole de ses pêchés, de ses vices, à lui, le réaliste, à lui, Wes, l'incorruptible, c'est le signe de sa bonne foi. Il a envie de rire, se mord les joues, s'imagine crevé sous les roues d'une bagnole pour s'en empêcher. C'est tellement con.

« C'est gentil de votre part, mais je ne veux pas de cette babiole. Il n'a aucune valeur pour moi. »

Il appuie ses dire en tendant le bijou vers elle, l'incitant à le reprendre.

« Gardez-le, il vous fera penser à moi. »

Il laisse alors choir le pendentif dans la main ouverte de Café. Il ne prend même pas la peine de le regarder tomber. Il s'en fiche. Presque aussitôt, il se replonge dans son roman, sans rien ajouter.
La discussion est close.
Tout comme le chapitre.
Enfin, il est libre.




« Tu as peur ? »
« Ta gueule. »

Lentement, lentement comme quelqu'un qui prend pleinement conscience de son corps, elle ouvre les bras. Chancelante. Frappée de plein fouet par le vent. Mal assurée. Ses cheveux s'ébouriffent sur son visage d'enfant trop maigre, et ses vêtements traîtres l'entraînent irrésistiblement vers le sol. Indifférente aux doigts qui guident d'un simple glissement ses poignets vers le haut, à la manière d'une danseuse, prêts à la retenir au moindre signe de défaillance, la jeune fille inspire. Longuement. Profondément. Avec cet air serein qu'ont ceux qui n'ont rien à perdre. Danger. Consciente inconscience. Un frisson parcoure l'échine de la jeune fille lorsque ses paupières s'ouvrent, un sourire exalté sur les lèvres. Son cœur tombe alors dans son estomac. La vue la terrifie et elle sent ses jambes trembler par instants. Pourtant, elle n'aurait sauté en arrière pour rien au monde. Le rebord de la barrière est relativement étroit, ses pieds dépassent devant et derrière, et la tour est très haute. Pourtant, elle n'aurait souhaité être nulle part ailleurs. La vague de sensations qui annihilent tout le reste dans son esprit et son corps faillit la faire crier.
Exaltation. Terreur. Joie.

« Tu as peur ? »
« Oui. »

Elle l'ignore mais Wes sourit, dans son dos. Il sourit comme ce connard qui sait qu'il a raison. Il sourit d'empathie. D’emphase. Il a le souffle court. Comme s'il se tenait lui-même au bord du vide, hissé sur la barrière de la tour. Protection dérisoire pour quiconque en quête d'aventure et de sensation. De plaisir. Elle, c'est une couillonne. Wes l'a poussée. Lui, il veut vivre. Elle, elle veut survivre. Alors, il sourit. Il sourit de l'avoir forcée à grimper. Il sourit de sentir sa respiration saccadée. Il sourit en devinant son besoin de pleurer, de hurler de bonheur. Un besoin impétueux, brutal, violent. Il aurait envie de lui faire l'amour, là, tout de suite. Dans la nuit, dans le vent. À des centaines de mètres au-dessus du sol. Libres. Car ils sont libres, enfin. Le mur est tombé. Les chaînes sont brisées. La prison a explosé. Ils sont libres, ils sont heureux. Ils se sont tirés. C'est Wes qui l'a poussée. C'est toujours Wes qui la pousse. C'est toujours lui, parmi eux, qui s'ennuie. Qui espère. Qui vit. Il est comme ça. Il aime, il est passionné. Il sourit, il rit, encore et toujours. Wes, c'est le bonheur, un bonheur vital, désespéré.
Ses doigts se pressent sur ses hanches creuses. Elle tremble, elle a la trouille. Elle est même morte de trouille. Elle n'en avait jamais rêvé. Un sanglot étouffé s'échappe de sa gorge et elle secoue la tête, quand son regard se pose sur la Seine. Elle gémit, s'agite, retombe au sol. Elle glisse, il la tient toujours et il la rattrape à peine.

« Je t'aime. »

Elle souffle. Désorientée. Paumée. Wes ne répond rien. Elle l'aime mais il ne l'aime pas. Il aime l'emprise qu'il a sur elle. Il est drogué à son corps, ses courbes, ses yeux tristes et toujours à sa recherche. Il aime sa façon de prononcer son prénom. Plus que tout, il a besoin d'elle parce qu'elle le suit toujours, sans poser de question. Il a la vie pour oxygène, la sensation de se sentir animé. A travers lui, et à travers elle.
Mais il ne l'aime pas, elle. Son âme.
Elle le sait. Il le croit. Il en est même sûr.
Il se penche et capture ses lèvres. Des lèvres douces, qui se moulent à la perfection sur les siennes, plus taquines, plus inquisitrices. Comme toujours, le désir le gagne rapidement. Il a beau ne pas l'aimer d'amour, il aime profondément d'amour son corps et la façon dont il s’y emboîte. Comme s'ils étaient construits dans ce but.
Ils font l'amour comme jamais, comme des adultes encore enfants, comme des amis, des amants. Habillés mais nus sous les mains de l'autre. Comme si c'était la fin du monde.

« À quoi tu penses ? »

Ils sont toujours l'un contre l'autre, des heures après. Les doigts de Wes fourrageant toujours ses cheveux en pétard. Il ne s'en lasse pas vraiment. Et surtout, il a le regard fixe, ne bougeant que pour virevolter d'une étoile à l'autre. Pourquoi elles disparaissent quand on les regarde ? Pourquoi elles sont timides, comme ça ? Il ne l'entend presque pas quand elle murmure enfin. Il n'a pas envie de l'entendre, il n'a pas envie de parler. Mais elle attend. Il le sent. Il soupire, alors.

« Imagine une cathédrale. La plus grande cathédrale du pays, et même du monde. Ses formes, ses angles, ses décorations, ses vitraux, ses statues, tout ce qui la constitue. Là, tu y es ? Maintenant, représente-toi ses pierres. Les plus énormes, qui forment le gros de l'édifice, et les plus minuscules, qui sont utilisées simplement pour boucher les trous, là où le mortier s'est fissuré. La cathédrale fait des centaines de mètres de haut, et presque autant de long. C'est impressionnant, pas vrai ? La cathédrale est belle, grande, paisible. Puis, d'un coup, survient un orage. Un énorme orage, d'une violence inouïe. Le vent s'abat sur les pierres et les murs tremblent, si bien qu'un fin filet de poussière tombe du plafond. Tu vois, ces minuscules grains de poussière ? Si minuscules, si insignifiants, comparé à la cathédrale ? Et bien, ces grains de poussière, choisis-en un. Ça y est, tu te le représentes ? Tu vois, ce tout petit grain de poussière ? Et bien c'est toi. C'est moi. C'est chaque être humain sur terre. Petit. Insignifiant. Pâle copie de tous les autres grains de poussières qui tombent du plafond de la cathédrale la plus grande du monde un jour d'orage. C'est ce que nous sommes. »

Il sait pas pourquoi il dit ça. Elle sait pas non plus.
Un temps.
Le silence les enveloppe. Même le bruit de la ville endormie ne les atteint pas. Ils sont trop haut, trop loin. Seuls au monde. Ailleurs. Comme absents du monde. Comme hors du temps. Il est idiot de ne pas être amoureux d'elle, tant elle est belle et douce. C'est ce qu'il se dit, Wes. Il a furieusement envie d'elle, encore. Il a toujours furieusement envie d'elle, en vrai. Sans pouvoir s'en empêcher, il referme ses bras sur elle et la serre contre lui.
Très fort. Très fort.
Comme jamais. Avec une affection infinie.
Elle rit, joue, se dégage. Et ça reprend. Ce qui les lie autant. Pendant un temps qui semble durer toujours, ils se courent après, partout sur le palier. Ils rient, ils crient, ils s'embrassent. Jusqu'à n'en plus pouvoir, jusqu'à s'écrouler tous les deux sur la barrière, le souffle court. Le menton sur les mains, elle se perd dans la contemplation de l'horizon alors. C'est une rêveuse. Bien plus que Wes. Lui, il veut vivre. Se sentir vivre. Et pour ça, toujours pour ça, une cigarette entre les dents, faisant fi du vent, il se hisse à son tour sur la balustrade.
Bras écartés, il ferme les yeux.
Son cœur bat la chamade. Palpite comme un petit oiseau. Il pourrait s'arrêter, là, tout de suite. Ça l'excite presque autant qu'elle, et il a envie de rire. Rire de joie, rire de liberté. Le mur est tombé. C'est fini.
Mais ce n'est pas son rire qu'il entend, c'est son cri. Son cri à elle. Et le vent. Un vent brusque, destructeur. Lorsqu'il rouvre les yeux, il a basculé, il flotte. Le sommet de la Tour Eiffel s'éloigne à une vitesse hallucinante, comme sa main tendue vers lui, et son visage déformé par l'horreur. Il n'entend plus son cri, seulement le vent qui souffle dans ses oreilles, mais il le devine, tandis qu'il dégringole. Et il n'a que le temps de lever les doigts vers elle, dans un souffle, avant de s'écraser.


Dernière édition par Wes Boehmitz le Jeu 22 Mai - 12:54, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: runway, houses, city, clouds.   Sam 17 Mai - 19:17

J'ai pas encore lu le début de l'histoire parce que je suis sur portable, mais j'aime le petit
Bienvenue ici et bon courage pour ta fiche même si t'as bien commencé


TOI, SANGLANT
il y a ton sang dégoulinant de moi. le nectar obscur de ton être, le dernier souffle de ton corps ; et je prends tout, sans la moindre gêne. j'arrache ta beauté à coup de couteau, à coup de dents pour la donner à la princesse. à la plus belle.  
© ZIGGY STARDUST.
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MessageSujet: Re: runway, houses, city, clouds.   Sam 17 Mai - 19:35

hihihi, oui je suis pas mal inspirée ce soir, merci beaucoup en tout cas  I love you
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MessageSujet: Re: runway, houses, city, clouds.   Sam 17 Mai - 21:33

c'est cruel de mettre des trous vides dans ton histoire c'est comme rater le milieu d'un film j'adore en tous cas ( ici dick encore, j'ai juste un second compte )



enfouis sous les draps.
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MessageSujet: Re: runway, houses, city, clouds.   Sam 17 Mai - 22:11

oooh zut, pardon, j'ai jamais su faire les choses dans l'ordre, j'aurais été une piètre architecte  
J'espère que ça ne va pas te gâcher la lecture finale.     


(Sid, c'est le nom de mon poisson rouge d'amour  I love you I love you)
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MessageSujet: Re: runway, houses, city, clouds.   Sam 17 Mai - 23:47


ah putain, cette mort de pute quand même, le pauvre il est adorable, wes. j'aime son caractère un peu espiègle, un peu tout, au fond. il est un bon vivant avec un bon coeur, quoi et puis au final, la fiche décousue pour l'écriture, ça a pas gâché la lecture finale t'es sauve pour cette fois   

Ce n'est pas le paradis, non, et encore moins l'enfer qui t'accueille à bras ouvert. C'est l'entre-monde, lieu étrange et pourtant brillant, qui t'attend. Tu as ta place ici, maintenant. n'oublie pas de trouver ta demeure et de l'indiquer à tous ici ainsi que de noter l'occupation de ton personnage ici pour que tous soient informés




enfouis sous les draps.
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