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 Tu t'envoles, petit homme.

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MessageSujet: Tu t'envoles, petit homme.   Sam 17 Mai - 19:53



TITO MORTIMER

j'ai le coeur brisé d'avoir bien trop aimer.
   
prénom et nom Tito Mortimer. âge de décès Dix-sept ans, pas encore un homme, plus un enfant. date du dernier souffle Le 20 mars 2014. lieu de vie L'Angleterre et sa belle Londres, là où tu es né, là où tu as vécu. Mais, là où tu n'as pas connu la mort. Non, c'est ailleurs, dans un à côté qu'on t'as retrouvé, Tito. attirance d'âmes T'as pas eu le temps. Le temps d'apprendre, de savoir. Non, alors, en fait, tu ne sais pas. Si c'est un lui ou un elle. Tu n'as pas eu le temps. cœur mort Juste une douleur, juste des pleures. T'as le cœur brisé, le corps brisé. occupation fantomatique T'as pas comprit, ce qu'il arrivait, ce qu'il se passait. Non, t'as pas comprit. Alors, tu marches ici et là. Tu vagabondes avec tes sourires. Tu admires l'endroit, tu ris. Et tu essayes d'oublier, ce qui te hantes, ce qui te brules. Tu essayes d’oublier comment...ou pourquoi. cause de la mort T'as pas comprit. Tito. Pourquoi, comment. T'as pas comprit quand il t'as attrapé. T'as pas comprit et t'as pleurer. Et t'as hurlé jusqu'à ne plus avoir de voix. Tito. On t'as tué, on s'est amusé avec ton corps, ton cœur.

pseudo/prénom Moi, c'est Elsa ou Zazou si vous voulez. âge Déjà vingt-trois ans que je foule cette terre, presque vingt-quatre d'ailleurs ! boussole La France. avatar Toby Binge cadavre exquis   

   

“Même si je suis décédée je crois qu’il me reste une larme à verser”

Rire cristallin, rire enfantin.
Jeune homme à peine devenu adulte, la voix à peine muée, le corps à peine adulte.
Rire cristallin, rire enfantin.

T’es ça Tito. Un rire aussi lumineux que le soleil, ton sourire et tes yeux qui pétillent. Toi, l’enfant chic, l’enfant riche qui ne manque de rien, t’as le cœur si pur. T’as la bonté dans ta main. Donnant à ceux qui n’ont rien. Juste une pièce dans un pot, un sourire à un enfant blessé. Tito. T’es si différent. De ton père. Toi élevé dans les règles de l’art, strict, et froid. T’es si différent de ton père et de ses règles. Règles auxquelles pourtant tu obéis. Parce que t’es ça Tito. Si beau, si sérieux. Un bon garçon, un fils parfait. Oui, Tito. T’as tout pour le rendre fier ton père. Parce que tu es un petit soleil. Encore enfant, encore joyeux. Sans horreur dans les yeux. Juste heureux.

Rire cristallin, rire enfantin.
T’as la main sur le cœur, la joie dans le cœur. Doux et calme. Doux et souriant. Doux et vif. Vif pour courir après un ballon. Calme pour lire auprès du feu. Tito, t’es un peu d’ailleurs, un peu de partout avec ton sourire. T’es un peu comme un ange tombé du ciel. Parce que t’es comme ça toi. Tu ne juges pas. Tu vis juste. Avec tes sourires et tes rires. Tito.

Rire cristallin, rire enfantin.
T’es trop naïf Tito. Tu vois le bien partout.
T’es trop naïf Tito. Un jour ça te perdra.




Dernière édition par Tito Mortimer le Dim 18 Mai - 6:12, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Tu t'envoles, petit homme.   Sam 17 Mai - 19:53


LA MORT

Un coeur qui a cessé de battre peut-il encore se briser?




Tu sais plus. Tu vois plus. Tu comprends plus. T’as juste cette sensation. Sourde, brulante. Elle t’aspire, elle t’entraine. Dans sa danse, dans sa voie. Et toi, tu ne peux que suivre. La suivre alors que tu te perds. Tu perds la tête. Dans son sillon, dans sa sensation. Brulante, sourde. Tu ne sais pas. Si tu as mal. Tu ne sais plus. Tu ne vois plus.

Un grondement.
Gazouillement.

Tu halètes, tu ouvres les lèvres. Pour trouver ton souffle, pour chercher ton air. Mais, tu n'y arrives pas. Tu n'y arrives plus. T'as les yeux aveugles. Les yeux qui pleurent. Larmes infinies qui coulent le long de tes joues. Le long de ton cou. Alors tu cherches l'air. Air qui ne veut pas venir, qui ne veut pas passer tes lèvres alors que tu peines. Que tu la cherches. Encore et encore. Sans fin. Pour essayer. Encore un peu. De vivre. Tu veux, tu veux. Mais, tu sais plus, tu vois plus.

Un gazouillement.
Un bruit humide.

Tu respires, juste une gorgée. Juste ce qu’il faut. Alors que tu sais plus, tu vois plus. T’as mal, t’as pas mal. Tu sais pas. Parce que c’est trop sourd, trop lourd. Tu sens plus. Tu sais plus. Plus ce qui t’arrives, ce que tu fais là. Tu sais plus comment, pourquoi. Tes larmes continuent de glisser, sans fin, le long de tes joues alors, qu’encore. Tu cherches l’air. L’air qui manque, l’air de vie.

Un gazouillement.
Un bruit humide.

Tu ne sais plus crier. Tu ne sais plus parler. Alors que doucement. Là, allongé, tu lèves la main. Tes doigts glissant sur tes joues, essuyant tes larmes. Essuyant ce liquide pourpre. T’as mal, t’as pas mal. Tu sais plus. Tu vois plus. Tes doigts glissant encore sur ton visage. Puis, ton cou, ton corps. Tu ne te vois pas. Tu es là. Allongé. Et tes doigts glissent. Doucement, sur ton corps. Ils glissent vers ce bruit, vers cet endroit que tu ne sens plus. Et, doucement, y entrent. Humide, brulant. Il est là, battant violemment. A l’air libre. Tu sais plus. Tu vois plus. Tu le sens juste. Boum boum. Il bat. Si fortement, et pourtant, de moins en moins. Il bat à l’air libre, ta chair, ta peau arrachée. Tu sais plus, tu vois plus.

Non, tu ne te vois pas. Là, allongé. Ton corps nu, ton corps torturé. Tu ne sais plus. Parce que ta tête ne pense plus. Tu l’as perdu. La tête. Fou. Fou de douleur au point de ne plus la sentir. Tu ne te vois pas. Là, allongé. Dans ton sang. Corps à nu, cœur à nu. Ta peau arrachée, ton visage lacéré. Ton sang qui coule. Doucement, surement. Tu sais plus. Comment ou pourquoi. Mais, t’es là. Allongé. Ton corps éviscéré, ton corps dénudé de ta peau. Plaisir malin, plaisir pervers à te dénuder. Dénudé jusqu’à t’arracher, dénudé jusqu’à te briser.

Un gazouillement.
Un bruit humide.

Tu cherches l'air, t'es lèvres entrouvertes. Tu cherches l'air mais, tu n'y arrives pas. Du sang remplissant ta bouche. Du sang s'écoulant de toi. De partout. Tu n'y arrives plus. A respirer. Tu n'y arrives plus. A les trouver, tes gorgées d'air. Sans force, sans pensée. T'es perdu dans le noir. Pourtant, tu continues encore et encore de pleurer en silence. Perdu dans le noir. T'as la tête morte, la tête brisée. Comme ton corps. Tu sais plus, tu vois plus. Et pourtant. Tu sais. Que tu vas mourir. Tu sais que tu es en train de partir au loin. Parce que t'as tes doigts sur ton cœur ouvert. T'as tes doigts sur ta chaire, dans tes plaies. Des doigts qui cessent peu à peu à bouger au fil des minutes sans air. Des doigts sans forces comme ton corps. Tu sais que tu vas partir. Tu sais.

Oui, mais, tu ne le vois pas. Lui. Devant toi, sourire pervers au visage. Lui devant toi qui a tiré tes vêtements un à un. Qui a tiré ta peau centimètres par centimètres. Se repentant de tes cris. Jouissant de ton sang, de ta douleur. Oui, tu ne le vois pas. Lui, ton bourreau. Lui qui jouit en te voyant. Là, étendu dans ton sang. Étendu devant lui. Son œuvre, beauté sublime, beauté masculine. Il t’a aimé. A sa façon. Il t’a aimé jusqu’à te dévêtir. Il t’a aimé.

Un gazouillement.
Une toux humide.

Tu sais plus, tu vois plus. Tu t'étouffes, tu suffoques. Le sang te remplissant la bouche. Le sang te noyant alors que tu te vides de lui. Force vitale. Tu t'éteins. Petit homme. Tu ne sais plus. Ni ton nom, ni ton prénom. Tu ne sais pas si tu souffres ou non. Tu sais plus. Tu vois plus. T'as les yeux dans le vide. Qui pleurent seuls. T'as la tête perdue, brisée. Petit homme. Tu t'éteins. Tu t'envoles au loin. Sans pensée, sans souvenir. Parce que tu es devenu fou. Fou en l'espace de quelques heures. Les plus longues de ton existence. Longue de tortures. De douleurs qui t'ont rendu fou. Parce que tu sais plus. Tu vois plus. Mais, tu t'en vas. Et ça te rassures. Parce que finalement. Dans ta noirceur t'arrives à te dire. Que l'enfer se termine enfin. Tu sais plus, tu vois plus. Petit homme, tu t'envoles. Tu sais plus, tu vois plus. Tito.


Dernière édition par Tito Mortimer le Sam 17 Mai - 20:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tu t'envoles, petit homme.   Sam 17 Mai - 19:59

on peut se marier ?  
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MessageSujet: Re: Tu t'envoles, petit homme.   Sam 17 Mai - 20:01

Toby, cette tête superbe I love you
Bienvenue ici


TOI, SANGLANT
il y a ton sang dégoulinant de moi. le nectar obscur de ton être, le dernier souffle de ton corps ; et je prends tout, sans la moindre gêne. j'arrache ta beauté à coup de couteau, à coup de dents pour la donner à la princesse. à la plus belle.  
© ZIGGY STARDUST.
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MessageSujet: Re: Tu t'envoles, petit homme.   Sam 17 Mai - 20:13

Odell : Mhmm, pourquoi pas ?   Je connais pas ton monsieur, mais il semble superbe *_*

Merci à vous deux   
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MessageSujet: Re: Tu t'envoles, petit homme.   Sam 17 Mai - 21:09


oh mais c'est un petit bébé qui pue l'innocence, ce tito. je crois que sid l'aimera bien, étant anciennement innocent lui même Laughing et cette mort quelle idée de le faire mourir si violemment, mondieu il va être traumatisé jusqu'à la fin de sa seconde vie, le pauvre   

Ce n'est pas le paradis, non, et encore moins l'enfer qui t'accueille à bras ouvert. C'est l'entre-monde, lieu étrange et pourtant brillant, qui t'attend. Tu as ta place ici, maintenant. n'oublie pas de trouver ta demeure et de l'indiquer à tous ici ainsi que de noter l'occupation de ton personnage ici pour que tous soient informés



TOI, SANGLANT
il y a ton sang dégoulinant de moi. le nectar obscur de ton être, le dernier souffle de ton corps ; et je prends tout, sans la moindre gêne. j'arrache ta beauté à coup de couteau, à coup de dents pour la donner à la princesse. à la plus belle.  
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MessageSujet: Re: Tu t'envoles, petit homme.   Sam 17 Mai - 21:14

Merci    
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MessageSujet: Re: Tu t'envoles, petit homme.   

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